1 salarié sur 2 travaille aussi au noir

Le ministère des Finances vient de publier les résultats d’une enquête sur le travail au noir. Les chiffres publiés ne manqueront pas de susciter des réactions et des polémiques.

noir

Les 2/3 des Français considèrent qu’au moins 20% de leurs compatriotes travaillent de manière non déclarée. Mais, 51% d’entre eux pensent que leur entourage n’est pas concerné. Le travail dissimulé semble toucher toutes les catégories sociales et toutes les classes d’âge. Cependant, les hommes ainsi que les bas revenus sont plus représentés. Les retraités sont, en revanche, très peu représentés. 53% des travailleurs dissimulés sont des salariés ou exerce pour leur propre compte, 21% sont demandeurs d’emploi, 18.2% sont étudiants et 7.8% sont retraités ou personnes au foyer.

Les secteurs les plus touchés sont la construction (21%), l’hébergement et la restauration (20%), ainsi que les arts et spectacles (9%). Ces trois secteurs représentent la moitié du travail non déclaré.

Ce classement est très différent de la réalité de l’emploi déclaré pour lequel ces trois secteurs ne couvrent que 14% de la masse salariale du secteur privé (ACOSS, 2016). Mais l’enquête s’étant déroulée sur le seul mois de juin 2015, elle estime de manière incomplète les travaux saisonniers.

L’emploi dissimulé constitue pour la majorité des personnes interrogées une activité à temps partiel et, pour près de la moitié des personnes, un emploi en complément d’un emploi déclaré.

La rémunération horaire pour le travail dissimulé est en moyenne de 10€ de l’heure, c’est-à-dire supérieure au SMIC horaire (au 1er janvier 2015, le SMIC horaire était de 7,53€ net) et très proche du salaire horaire déclaré net donné par l’enquête (11€). La première des motivations avancées pour l’exercice d’une activité dissimulée est d’obtenir un complément de revenus. 43% des fraudeurs expliquent également qu’ils n’ont pas eu le choix. Enfin, trois fois sur quatre, le travail non déclaré a été obtenu par le biais d’un proche ou d’une connaissance. Le système de petites annonces ou d’offres sur Internet semble très peu mobilisé.

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