10 semaines de grève à l’EHPAD de Wattrelos

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Dans le Nord, la presse évoquait hier les dix semaines de grève célébrées par la CGT à l’EHPAD de Wattrelos:

Ehpad: la CGT célèbre sa dixième semaine de grève

Ce mardi, un petit rassemblement a eu lieu au centre hospitalier, organisé par la CGT. L’occasion, pour le syndicat, de rappeler qu’il est toujours mobilisé contre les conditions de travail à l’Ehpad, et de «célébrer» la dixième semaine de grève.

Ce mardi, aux alentours de 13 heures, la CGT a organisé une petite mobilisation, et invité qui le voulait à partager la galette dite « du dialogue social ». Un rassemblement opportun, juste avant la quatrième réunion de négociation du syndicat avec la direction du centre hospitalier. «  Nous avons voulu envoyer un message à la nouvelle direction et aux responsables politiques : nous sommes déterminés et nos revendications sont légitimes  », souligne Yannick Sobaniak, délégué syndical. La semaine prochaine, un nouveau directeur, Éric Krzykala, devrait prendre ses fonctions, suite au départ cet été de l’ancien directeur Laurent Barret (1).

« On a besoin de clarifier tout ça »

La CGT, le syndicat majoritaire à l’hôpital, a commencé une grève symbolique à l’Ehpad en fin d’année dernière, afin de protester contre les conditions de travail auxquelles est soumis le personnel. Au début du mouvement, qui en est à sa dixième semaine, l’organisation syndicale a édité un document dans lequel sont listées 32 revendications, afin «  de ne plus subir  ». Parmi ces mesures, la titularisation des contractuels, une gestion du temps de travail plus lisible pour les employés et surtout, un respect du protocole RTT (qui concerne l’ensemble des repos et congés) étaient demandés.

Lors de la dernière réunion avec la direction, les délégués CGT avaient pu évoquer plus d’une dizaine de revendications. Ce mardi après-midi, ils comptaient bien continuer et «  avancer par rapport aux congés, aux RTT notamment pour ceux qui travaillent la nuit. On a besoin de clarifier tout ça car c’est compliqué  », soulignait une syndicaliste.

« Ma maman est dans un Ehpad, je connais les conditions de travail. »

Comme lors des mobilisations précédentes, le rassemblement a été soutenu par des gens venus de l’extérieur. Françoise, aide-soignante à la retraite et Michèle, agent de service à l’Ehpad de Tourcoing, ont tenu à venir par solidarité. «  Ma maman est dans un Ehpad, je connais les conditions de travail : il y a un manque de personnel, alors que les personnes âgées ont besoin d’être entourées et stimulées, sinon leur état de santé se dégrade vite  », confie Michèle. Pour rappel, cette mobilisation remplace celle du vendredi 20 janvier, annulée par la CGT.

(1) L’intérim a été assuré, jusqu’au lundi 30, par Marie-Christine Hache, directrice adjointe à l’hôpital de Tourcoing.

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