4% des heures d’enseignement au lycée perdues à cause des “journées pédagogiques”

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Saviez-vous qu’un lycéen perd 4% de ses heures d’enseignement à cause des “journées pédagogiques” et autres contraintes admises par l’Education Nationale sur le temps de travail des enseignants? C’est l’étonnante révélation que la Cour des Comptes vient de faire dans un référé consacré au remplacement des enseignants.

On notera en particulier ces remarques:

Des absences majoritairement liées au fonctionnement même du système éducatif

Le ministère diligente depuis 1999 une enquête annuelle auprès d’un échantillon d’environ 900 établissements pour évaluer le non-remplacement dans le second degré public. Déclarative et reposant sur une unité de mesure inadaptée (demi-journée), celle-ci évaluait à 5 % la part des heures d’enseignement non assurées dans le second degré en 2014-2015, dont 80 % étaient dues à des motifs institutionnels (fermeture des établissements, participation à des jurys ou à l’organisation des examens et concours, sorties et voyages scolaires, formation continue des enseignants).

Pour limiter leur ampleur, il faudrait adapter le calendrier des formations des enseignants et repousser le plus tard possible les examens de fin d’année. Quelques mesures ont été décidées mais leurs effets ont été modestes, soit que le bénéfice ait été limité (comme la reconquête du mois de juin), soit que des dispositions en sens contraire en aient fortement limité les effets attendus (ainsi des 8 heures de formation obligatoires pour tous les enseignants de collège en 2015-2016 majoritairement prises sur le temps d’enseignement). Ce constat a conduit la ministre à inscrire dans son plan d’action de la rentrée 2016 une mesure intitulée « limiter l’impact des absences prévisibles sur le temps d’enseignement » qui repose sur le volontariat en contrepartie d’une rémunération supplémentaire.

La Cour recommande de poursuivre l’effort de réduction des absences institutionnelles des enseignants, principalement en programmant le plus souvent les actions de formation hors les heures d’enseignement.

Soulignons que l’Education Nationale compte aujourd’hui plus de 100.000 enseignants remplaçants (10% des effectifs…) pour un coût proche de 3 milliards € annuels.

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