5 raisons d’interdire le football professionnel

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Le football professionnel a encore donné, cet été, le triste spectacle du délitement qui dévore les sociétés occidentales. Ce sport ressemble de plus en plus à une vaste fumerie d’opium dans des proportions industrielles. Le fait que les politiques se bousculent sous l’oeil des caméras pour être vus aux matches prouve bien toute la rouerie dont l’image du football dans l’opinion publique est porteuse.

Voici cinq bonnes raisons d’interdire cette industrie délictueuse.

Le football professionnel ou le degré zéro de l’esprit en Occident

L’Occident se meurt de n’avoir plus d’ambition spirituelle. Il est devenu une simple course à l’argent, et c’est sur cette immense vacuité que prospèrent tous les fanatismes et tous les extrémismes, à commencer par le fanatisme islamiste. Pourquoi les salafistes recrutent-ils avec autant de facilité dans les sphères musulmanes d’Europe? Parce qu’en dehors de l’argent, nous n’avons plus de dieu(x), ni plus aucune ambition spirituelle. Les unes après les autres, nous avons arraché nos racines de nos sols pourtant si limoneux.

Le football constitue probablement la meilleure incarnation de cet arrachement à soi-même. Il glorifie des gladiateurs de pacotille. La polémique concernant le salaire d’Ibrahimovic, le joueur yougo-suédois anciennement au Paris-Saint-Germain, l’a prouvé:

«Ce qui me manque le plus ? Mon dernier salaire du PSG. Voilà ce qui me manque le plus.» Cette phrase de Zlatan Ibrahimovic (34 ans) prononcée au micro de SFR Sport est rapidement apparue au centre de l’actualité. Si on a d’abord cru que le géant suédois évoquait une nouvelle fois de façon ironique son passage au Paris Saint-Germain, il n’en est rien en réalité. L’affaire a été en partie éclaircie par le média suédois Sport Expressen. Le nouvel attaquant vedette de Manchester United était, non pas ironique, mais très sérieux. Il y est bien ici question d’argent : Ibra révélait ainsi publiquement son courroux à l’encontre du club de la capitale qui ne lui aurait pas versé son dernier salaire avant son départ pour l’Angleterre.

Dans le football professionnel, il n’est jamais question d’engagement, il est parfois question de sport, il est toujours et surtout question d’argent.

Le football professionnel chosifie les hommes

En grattant un peu, on s’aperçoit vite que le football professionnel est un formidable véhicule pour la chosification des relations humaines dans notre société, une sorte d’ambassade vivante pour la réduction des rapports sociaux à un simple calcul intéressé.

La notion de “mercato” et de “supermercato” le prouve amplement. En quoi consiste le “mercato”? en une sorte de vaste marché aux gladiateurs modernes, où des équipes achètent des joueurs à prix d’or uniquement au vu de leurs qualités physiques et spécialement au vu de leur capacité à donner des coups de pied dans un ballon. Les clubs sont capables de dépenser des sommes inouïes pour se procurer un joueur dont la durée de vie est liée à sa forme physique.

football professionnel

120 millions d’euros pour un chômeur, soit de quoi faire vivre 1.000 smicards pendant un an… Dans le football professionnel, l’homme est réduit à sa dimension d’outil de production au service de la plus-value des actionnaires.

Le football professionnel, outil de la domination masculine

Au passage, on s’étonnera de ne pas voir les féministes de tous poils (ou de toute épilation) monter au créneau pour interdire le football professionnel, puisqu’il est le lieu suprême de la discrimination hommes-femmes. Je ne prends ici que la question du salaire (et je n’évoque donc pas les questions d’exposition médiatique de ce sport).

Sur le site “footballeuse.fr“, je trouve cette phrase qui laisse pantois:

Les revenus d’une footballeuse professionnelle « chanceuse » oscillent aux alentours de 4 000 euros par mois, car ces joueuses bénéficient de contrats fédéraux comme leurs homologues masculins. Ces montants de salaire restent une exception, ici on parle pour l’instant des footballeuses de Lyon, PSG et Montpellier par exemple, les meilleurs clubs de football féminin de France qui ont réussi au fil des années à offrir à leurs joueuses un vrai salaire de sportif de haut niveau. Pour les clubs plus petits qui peuvent se permettre de payer leurs joueuses, le salaire d’une footballeuse pro tourne entre 1 500 et 3 000 euros par mois.

Rappelons que le salaire d’Ibrahimovic tournait autour du million d’euros mensuel… Le salaire mensuel moyen d’un footballeur professionnel homme de Ligue 1 est de 45.000 euros, soit quinze fois supérieur à celui d’une femme.

Le football professionnel ou la désintégration des valeurs

La polémique sur la sélection de Benzema, avant l’euro, l’a prouvé: le football est le premier vecteur de désintégration morale en Occident, et singulièrement en France.

Rappelons les faits: Benzema est l’un des joueurs français les mieux payés, mais il est accusé de faire chanter l’un de ses petits camarades dont il détiendrait une sex-tape. L’affaire finit au pénal. Le sélectionneur de l’équipe de France annonce qu’il ne retient pas Benzema dans l’équipe de France qui participe à l’Euro 2016, et l’intéressé mène une bronca expliquant qu’il est victime de racisme.

Qu’une figure symbolique comme Benzéma propage l’idée que l’application des règles collectives démontre des sentiments racistes constitue probablement l’une des clés de notre déclin structurel. Pour toute une jeunesse, le racisme, c’est se voir appliquer les mêmes règles que les autres…

Le football professionnel ou la soumission au Qatar

Ce n’est pas un hasard si la Qatar investit fortement dans la promotion du football professionnel. Outre l’achat du Paris-Saint-Germain, les Qataris diffusent la “culture football” grâce à leur chaîne Bein. Pour la seule Ligue 1 française, les droits de diffusion acquis par la chaîne sont estimés à 400 millions d’euros. La chaîne qatarie perdrait en France environ 250 millions d’euros.

Pourquoi des producteurs de pétrole, rigoristes musulmans, perdent-ils de l’argent pour gaver les Français de spectacles footballistiques?

Si ce n’est pour accroître le désordre des valeurs en Occident et raffermir leur influence politico-religieuse…

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A propos Éric Verhaeghe 148 Articles
Fondateur de Tripalio, auteur.
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1 commentaire sur 5 raisons d’interdire le football professionnel

  1. Le football professionnel est un métier, un secteur d’activité comme les autres (secteurs de média). A la seule différence qu’il a plus de succès que les grands groupes de média (qui sont finalement tombés dans une dépendance par rapport à ce secteur) car il bénéficie d’une affinité locale, régionale et nationale ! Parfaitement d’accord sur le fait que la valorisation de ce secteurs a été, pour ce qui concerne les championnats internationaux, sujette à des “montages douteux” de la part d’une trop puissante fédération mais c’est malheureusement un risque et un fait compte tenu des enjeux. C’est un peu comme si une fédération internationale d’un secteur d’activité très rentable proposait des enchères aux pays qui voudraient accueillir les sites de production et de vente pour une période donnée …

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