52,7 milliards d’euros d’impôts en plus pour les ménages depuis 2011

Les mesures fiscales adoptées entre 2011 et 2018 ont fait augmenter significativement le montant des prélèvements obligatoires pour les ménages. Une analyse du Coe-Rexecode (Centre d’observation économique et de la Recherche pour l’Expansion de l’économie et le Développe des Entreprises) constate l’évolution des impôts et le choc fiscal subi par l’économie française. Les ménages doivent payer 52,7 Mds d'euros supplémentaires depuis six ans.

 

Depuis 2011 et les nouvelles mesures fiscales nationales adoptées depuis la loi de finances de cette même année, le compteur fiscal n’a cessé de grimper. Le Coe-Rexecode prévoit l’amorce d’une baisse des impôts en 2018, qui profitera aux ménages.

Les impôts des ménages augmentent depuis 2011

Depuis 2011, où le compteur fiscal était fixé à 16,3 Mds d’euros, le cumul des mesures a provoqué son augmentation pour les années suivantes, comme le montre le tableau ci-dessus. Le compteur a connu un pic à 74,4 Mds d’euros en 2013, dont 34 Mds des prélèvements ont été acquittés par les entreprises et 39 Mds par les ménages. En 2018, la tendance commence à s’inverser, et les mesures fiscales adoptées jusqu’ici vont provoquer 58,8 Mds d’euros de prélèvements, en baisse de 9 Mds par rapport à cette année. On constate que depuis 2011, les prélèvements acquittés par les ménages n'ont fait qu'augmenter considérablement.

Les prélèvements vont baisser à partir de l’année prochaine

Les changements de politique économique survenus durant l’année 2017 dans un contexte mondial favorable, devraient permettre d’apprécier une baisse des prélèvements obligatoires en 2018. Ceux acquittés par les entreprises devraient passer de 8 Mds d’euros en 2017 à 2,1 Mds d’euros en 2018, alors que les ménages pourraient voir leurs impôts baisser de près de 2 milliards d’euros. Cela s’explique notamment par la suppression des cotisations salariales chômage et maladie en 2018. La mise en œuvre de nouvelles mesures inscrites dans le projet de loi de finances, si elles se confirment, permettront à l’horizon 2022 une baisse d’impôts de 4,8 Mds d’euros pour les ménages et 3,7 Mds d’euros pour les entreprises.

 

Les mesures déjà mises en œuvre par le gouvernement (ordonnances travail) et celles inscrites dans le projet de loi de finances pour 2018 (réforme de la fiscalité du capital notamment) augmenteront à moyen terme (cinq ans) le PIB potentiel et la perspective de croissance potentielle (taux de croissance du PIB potentiel).

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