À l’Éducation Nationale, les langues se délient sur la refondation scolaire et sur le naufrage Peillon

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Comment Vincent Peillon a sabordé, par caprice personnel et fantasme idéologique, la refondation scolaire qui aurait pu avoir lieu en 2012? Il faut lire par le menu le blog de son ancien directeur de cabinet, Pierre-Yves Duwoye, pour découvrir quelques récits croustillants en forme de chaleureux règlement de comptes. En voici un extrait saillant:

Refondation ou plutôt restauration : l’occasion ratée de la Gauche

La loi dite de refondation de l’école ouvre trop peu de considérations nouvelles sur l’École. Elle n’a pas été le rendez-vous politique escompté parce qu’elle ne refonde pas l’école. Elle acte des points essentiels, qui ne l’avaient pas été aussi clairement auparavant, sur la confiance en l’éducabilité de tous, la bienveillance, l’école inclusive, le droit à l’accompagnement pédagogique, la priorité au premier degré… Mais elle n’évite pas le recours aux procédures administratives, aux structures supplémentaires… le changement dans la continuité… par la loi, le décret, la circulaire.
Dans son rapport annuel au parlement en novembre 2015, le comité de suivi de la loi se dit « frappé par l’insuffisance de l’appropriation de la cohérence de la loi par les enseignants, par l’affadissement et la parcellisation de son application… ». Tout simplement, parce que cette loi manque de lignes de force, qui auraient dû être exposées dans le rapport annexé dont c’était la fonction et qui a été réduit à un simple exposé des motifs.
Parce qu’elles ne traitent pas les difficultés structurelles du système éducatif, les dispositions de cette loi ne constituent en aucun cas une refondation, au mieux une restauration.
Restauration des cycles de la loi de 89 revisités et « soclés », du Conseil Supérieur des Programmes, frère jumeau du Conseil National des Programmes de la loi Jospin, du Conseil Supérieur de l’Evaluation, “héritier” du HCEé ou encore du Conseil National Éducation-Économie, créé et supprimé trois fois au cours des 15 dernières années ; restauration encore des ESPé, avatars des IUFM.
La loi ne fait pas l’économie de songes creux comme le « service public du numérique éducatif », qui devait résulter de la fusion du CNED et du CNDP, et qui a abouti à une structure verticale de plus, la Direction Nationale du Numérique Éducatif (DNÉ). Chacun sait pourtant que le développement du numérique se noue par « horizontalité » sur le terrain par les pratiques innovantes, la formation des professeurs et les équipements. Une structure verticale[3] était superfétatoire. Il fallait conforter les Recteurs dans ce rôle, avec les collectivités, la DGESCO assurant la cohérence pédagogique.
La loi n’offre pas aux enseignants le cadre nouveau d’action qu’ils souhaitaient. Ils n’y ont lu qu’une somme d’injonctions, déjà trop évidentes, mais dont le poids s’accroissait par ce truchement. Cet empilement, en ne clarifiant pas les finalités du système, les laisse livrés à eux-mêmes sur leur métier.
Les syndicats y ont vu eux un appareil juridique propre à distribuer des moyens et à conforter les grands principes de fonctionnement actuels. Cette loi accrédite ainsi l’idée que l’efficacité de l’École dépend largement des moyens et qu’il n’est pas vraiment besoin de déplacer les lignes structurelles.
En filigrane de la refondation, apparaît une sorte d’âge d’or de l’École, celui de l’École du 19ème siècle à laquelle il a été sans cesse fait référence en faisant appel aux mannes des grands fondateurs ou refondateurs jusqu’à Lionel Jospin. Utile politiquement au parlement et dans le débat public, cette référence est devenue une sorte de gimmick qui a enfermé l’exercice dans un “retour vers le futur”.
Plus grave, l’erreur de Lionel Jospin de considérer l’Éducation à travers le prisme des seules attentes syndicales a été commise, à nouveau. Considérant le paysage syndical national comme incontournable, le politique n’a pas voulu s’engager dans des changements de fond, au motif que ces questions n’étaient pas majoritairement portées syndicalement ; non par peur des syndicats mais par principe idéologique.
La gauche avait à nouveau rendez-vous avec l’école en 2012… Le temps était enfin (re)venu pour elle, forte de l’expérience des blocages qu’elle avait rencontrés précédemment quand elle était aux responsabilités, tout d’abord de s’expliquer sur ce qui boquait dans ce système éducatif qui ne réduit plus les discriminations sociales. De le faire dans son propre camp, entre « camarades syndiqués » en quelque sorte, c’est-à-dire avec respect mutuel et sans volonté de « casser du syndicat ».
De s’emparer politiquement de la nouvelle séquence qui s’ouvrait, car l’histoire repassait exceptionnellement les plats, parce que l’École était érigée (enfin) en priorité nationale, ce qu’aucun président de la République n’avait fait auparavant. De comprendre qu’il fallait dépasser les clivages syndicaux, se hisser à la hauteur des enjeux, pour ne se préoccuper cette fois que de l’intérêt général, l’efficacité du système et sa performance pour les élèves.
La consultation, qui a accumulé les demandes et les attentes tous azimuts, ne pouvait pas être ce moment. Le gouvernement n’a pu s’en dépêtrer qu’avec quelques formules magiques.
Bien sûr l’École n’est pas indifférente à plus ou moins 60 000 postes mais l’enjeu n’était pas là. Si ces postes étaient importants, c’est parce qu’ils pouvaient donner les moyens de changer la donne. Or, dès le départ, ils ont été vendus politiquement comme une réparation des préjudices subis précédemment. Ce qui conduisait à reproduire les dispositifs supprimés ou existants… puisque tout allait mieux avant la Droite.
La loi de refondation a été de ce point de vue une occasion ratée mais combien d’autres ensuite, qui vont être évoquées ici, où le jeu entre acteurs a été fermé, les vrais enjeux masqués, le politique submergé par la communication, la responsabilité de l’État non assumée, le verrouillage national maintenu, la confiance aux entités d’enseignement mesurée, la clarification des compétences évitée, la confrontation avec les enjeux de RH esquivée !
Le gâchis politique des rythmes scolaires
Le jour de sa prise de fonction, le ministre crut bon de “représidentialiser” la proposition de revoir les rythmes scolaires, alors que ce sujet n’était ni accepté par l’ensemble des parties prenantes, ni suffisamment travaillé techniquement et pas davantage financé.
Cette situation a été ignorée, au motif que les bons arguments avancés pendant la campagne (« il y a une alliance des égoïsmes qui procède du quasi complot contre les enfants ») avaient emporté la conviction de tous, professeurs, parents, professionnels du tourisme, collectivités et donc allaient prévaloir.
Ainsi la prégnance du politique dépasserait ces égoïsmes parce qu’ils seraient dénoncés et que l’ardente obligation de mieux faire réussir les enfants en changeant les rythmes d’apprentissage s’imposerait. Vision optimiste (magique !) de la politique, vis à vis des collectivités notamment, soumises à des phases de flatteries sur leur rôle de coéducation avec l’État, suivies de menaces, insinuant qu’elles préféreraient les “carrefours aux élèves ».
Alors qu’il aurait fallu engager très vite un vrai dialogue pour traiter ce dossier prématurément ouvert, des accords particuliers passés avec les syndicats et les élus pendant la campagne laissaient accroire que tout était déjà bouclé.
Lors de la campagne, la possibilité de baisser d’une heure l’obligation de service hebdomadaire (23h au lieu de 24) des PE avait en effet été évoquée avec les syndicats du 1er degré pour compenser le travail d’une demi-journée supplémentaire. Des représentants « de gauche » des associations de maires et de départements avaient « promis » de faire face à leurs responsabilités pour prendre le relais de l’État.
En mai 2012, « tout était donc bouclé », les annonces utiles pouvaient n’être faites qu’à la fin de l’année, pour une application dans toutes les communes dès la rentrée 2013.
L’on sait ce qu’il advint. Le Premier ministre annonça une expérimentation, le ministre une généralisation dès 2013. Au total, seulement 17% des communes la mettront en œuvre en 2013 et de façon totalement hétérogène sur le territoire, souvent dans l’improvisation du fait des délais. Quand son esprit n’en a pas été dévoyé tant il a fallu lâcher de lest en l’habillant adroitement d’aménagement et d’expérimentation, comme le fit Benoit Hamon pour que la réforme continue à s’appliquer les années suivantes.
Le fait de s’enfermer dans 5 matinées de cours a été mortifère. Il aurait fallu ne rendre obligatoire qu’un nombre maximum d’heures par jour (5h30 par exemple), en laissant la possibilité de jouer sur le nombre de demi-journées par semaine et le nombre de semaines de cours dans l’année, dont les textes disent qu’il ne peut pas être inférieur à 36.
Cette réforme ratée sur la méthode a été un marqueur très négatif, dès le début du quinquennat, de la politique du gouvernement en matière d’éducation.
Peut-on en effet parler d’amélioration quand, les activités péri-éducatives ayant été regroupées par demi-journées dans nombre de grandes villes mais aussi en campagne pour des raisons de coût, de locaux ou par rareté de personnels compétents, deux journées ont été maintenues à 6h de cours !
La polémique reste encore ouverte sur la fatigue des enfants et l’impact sur les apprentissages. Le lyrisme du gouvernement sur une amélioration à terme de nos résultats PISA à la suite de cette réforme n’a pas laissé de surprendre et d’agacer un peu plus les professeurs. Leur opposition reste latente malgré les 160 millions d’euros consacrés à l’ISAE. Beaucoup de problèmes sont mal résolus : l’articulation entre professeurs et intervenants, la gestion des locaux, la difficulté de trouver des intervenants compétents et capables d’intervenir dans la durée avec des enfants, le paiement des activités par les parents…
Pour autant, il serait déraisonnable de revenir sur les fondements de cette réforme et de laisser les municipalités décider seules d’y renoncer.
Les organisations syndicales se sont senties également « trahies » de ne pas voir soutenue la promesse d’une baisse du temps de travail des PE. La réforme des rythmes déportait déjà 3 heures vers les collectivités. Dans les premiers échanges avec l’Elysée et Matignon, il fut immédiatement hors de question que les communes prennent en charge une 4ème heure. La réforme des rythmes, centrée sur les apprentissages des élèves, ne pouvait pas être l’occasion d’une baisse du temps de travail des professeurs, quoi que l’on pense de cette question par ailleurs. C’est pourquoi, cette perspective ne sortit pas des sphères ministérielles et ne fut jamais évoquée publiquement.
Sur le concours de l’Etat aux communes, une valse-hésitation s’empara des pouvoirs publics : le ministre n’y fut pas favorable au début soutenant que, pour les communes, c’était une question de choix, et qu’en les aidant on affaiblissait le dossier. Par réalisme et au vu de l’exaspération des communes, notamment de celles qui soutenaient le gouvernement, cette mesure s’imposa.
Ce gâchis politique obligea le Président de la République à annoncer le 21 novembre à l’AMF l’étalement de la réforme sur deux années et le concours de l’Etat pour la financer.
Vincent PEILLON : « Il est où le ministre, il est où ? »
Tous les Recteurs et les Inspecteurs se souviennent en 2012 de cette première réunion dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne au cours de laquelle Vincent Peillon fit appel aux mannes des grands personnages dont les statues se dressent avec majesté dans ce lieu si symbolique pour l’École. Et d’invoquer ces grands noms en les convoquant avec forces citations pour conforter sa propre vision de l’École. Ce discours de haute volée fit sensation et impressionna à juste titre l’assemblée.
Enfin un ministre qui avait une vision et l’exprimait selon les canons les plus académiques avec cette pointe d’humour et ce recul qui siéent tant aux philosophes de profession.
Homme cultivé et brillant, débatteur efficace, maniant la répartie et le contre-pied redoutablement, Vincent Peillon n’aimait rien tant que de provoquer ses interlocuteurs, les pousser dans leurs retranchements, les convaincre et au fond les séduire, beaucoup par donjuanisme intellectuel.
C’était sa manière à lui d’être ministre, d’investir la fonction et même de faire de la politique.
Avec efficacité sûrement, s’il avait considéré, qu’ayant en quelque sorte dégagé le terrain sur le fond, il restait à son cabinet et aux directions à finaliser les dossiers avec les parties prenantes, en particulier les syndicats. Mais Vincent Peillon se targuait de pouvoir aussi s’en occuper. Il appelait ça « négocier », et il avait de la négociation une vision très personnelle, se déroulant comme un scénario[4] où il aimait à perdre d’abord son cabinet pour rester seul maître du jeu, pour ensuite souvent perdre ses interlocuteurs par ses volte-face et au final mettre le sujet grandement en perdition.
Vincent Peillon nous donna un aperçu de ce qu’il appelait « négocier » en novembre 2012 lors d’une rencontre organisée avec les organisations syndicales pour discuter du projet de loi de refondation : véritable happening, où le ministre multiplia bons mots et contre-pieds, dans un contexte de dramaturgie mise en scène. Tout y était : début tardif des discussions vers 19h, pause sandwichs soit disant improvisée, interruptions de séance calculées, ministre alternant complicité politique et grandes envolées lyriques…. Et des syndicats comprenant trop bien que l’on perdait collectivement du temps, sachant que l’on ne peut négocier dans ce type de configuration.
Sans en avoir averti personne, il crut bon de déclarer tout de go qu’il souhaitait retirer l’article sur l’expérimentation du projet de loi. Il faut dire que cet article instaurait une expérimentation grand format (Cf. Point 4) en donnant largement la main au terrain, y compris sur l’organisation pédagogique et sur la RH. C’était une toute autre manière de concevoir le changement en le confiant à l’expertise et au savoir-faire des praticiens. Fruit d’un long travail d’écriture avec les syndicats pour leur en faire accepter le contenu, cette proposition était très soutenue par l’UNSA et le SGEN, alors que la FSU ne pouvait pas s’opposer frontalement à cette démarche, sauf à s’exposer aux lazzis des autres syndicats. Les protestations de l’UNSA et du SGEN furent vives, le SNUipp dit qu’il n’y était pas opposé et le SNES marqua sa surprise, sans protester de cet abandon. Une interruption de séance eut lieu où le ministre ne donna aucune explication à son cabinet qui regrettait unanimement ce retrait. Et surtout ne le comprenait pas car cette proposition, la plus novatrice de la loi, donnait des gages aux syndicats dits « réformateurs » sans que les autres puissent s’opposer à une « simple expérimentation », entourée de gages juridiques et d’une évaluation sérieuse. Lors de la reprise des débats, l’UNSA et le SGEN crurent avoir trouvé un argument de poids en rappelant au ministre que cette expérimentation n’avait rien de sauvage car elle serait encadrée notamment par des décrets pris par son administration, sous le contrôle du Conseil d’Etat. Vincent Peillon eut alors cette phrase : « Mais je n’ai aucune confiance dans mon administration et pas davantage dans le Conseil d’Etat ».
Le ministre ne donna aucune explication à froid de sa décision. Le SNES a garanti à plusieurs interlocuteurs qu’il n’avait pas demandé ce retrait ; vérification faite l’Elysée et Matignon non plus.
Sur le fond, le ministre a par définition raison mais sur la méthode et sur la forme…
Lors de ma première rencontre avec Vincent Peillon au mois de Mars 2012, à l’occasion des consultations qu’il menait pour le compte du candidat, je fus frappé par le fait qu’il ne posait pas de questions mais dissertait devant vous, laissant peu de place au dialogue. Il trônait dans un grand bureau rococo boulevard Saint-Germain, entouré de quelques collaborateurs, sorte de cour à laquelle il s’adressait par-dessus votre épaule avec force allusions complices. Il avait établi son plan de bataille avec notamment la fameuse cellule des experts du PS. J’eus l’occasion d’assister avec quelques collègues ayant exercé de hautes responsabilités administratives à une réunion de ces experts. Nous en sortîmes un peu sonnés tant le lyrisme le disputait à la fascination du y-a-qu’à, attisée par la perspective d’avoir à distribuer 60 000 postes.
C’était bien la confirmation que le Parti Socialiste n’a jamais eu au fond de pensée propre sur la question éducative, l’ayant historiquement sous traitée à la FEN puis à l’UNSA. C’était en tout cas l’analyse faite dans les années 80 par Louis Mexandeau et Jean-Pierre Chevènement. Il est possible d’en trouver des traces évidentes jusqu’à nos jours.
Parfaitement inscrit dans la tradition française qui traverse tous les courants politiques, Vincent Peillon appartient à cette culture politique qui estime que le changement se décrète, vient d’en haut parce qu’il est politique et ce serait priver le politique de sa victoire et de ses prérogatives que d’imaginer que le changement pourrait consister par exemple à en confier la réalisation à l’initiative du terrain, dans un cadre politique nouveau ne fixant que les finalités et les objectifs.
Dans une discussion que nous eûmes en Mai 2012 au cours de laquelle je m’ouvris à lui de cette possibilité, j’eus droit à cette réponse : « Mais tu ne vas tout de même pas confier le pouvoir que nous venons de conquérir à 30 Recteurs de droite ». Méprise ou méconnaissance de ce qu’est l’Etat dont les serviteurs que sont les Recteurs sont par construction loyaux.
Vincent Peillon n’a jamais vraiment craint les syndicats comme forces capables de le faire renoncer à une reforme par la grève. Sans doute, considérait-il le paysage syndical national comme incontournable, au sens où seules les « réformes » qui recevaient un nihil obstat syndical pouvaient être engagées. C’est une des traditions socialistes selon laquelle, le politique n’étant que le relais du mouvement social, un ministre n’est pas légitime à agir proprio motu, contrairement à l’essence même de la 5ème République qui confère au gouvernement la légitimité acquise par le Président élu au suffrage universel.
Non que ces questions n’étaient pas de vrais sujets à traiter, mais le ministère a pratiqué une sorte de « tournez manège syndical », en louvoyant entre leurs attentes, suivant au mieux leurs lignes de pente : la consultation sur les programmes de l’école a été accordée au SNUIPP, la réforme des programmes d’histoire au SNALC, le SNES a obtenu un chantier sur le seul collège, le SGEN a eu son chantier sur le métier d’enseignant et l’éducation prioritaire, le SE-UNSA ses groupes de travail sur les directeurs d’école et les RASED…. Le manque de lignes de force de la loi de Refondation ne pouvait conduire qu’à cette pratique politique, si fréquente à l’Éducation Nationale.
En « mission » de par la volonté du Président pour seconder[5] Vincent Peillon, je n’ai pas compris assez vite, ou plutôt voulu admettre, qu’il s’agissait de ne rien changer au fond, de ne déplacer aucune ligne, de ne procéder à aucune réforme structurelle mais de faire comme avant 2007, nolens, volens. Etait-ce le mandat donné par le Président au ministre et négocié pendant la campagne ? Tout en faisant la part des propos de circonstance, le Président, lors d’une entrevue en janvier 2013, a, devant moi, vitupéré contre « l’obsession » du ministre d’attacher son nom à une loi, qu’il trouvait pour sa part « faible politiquement ». Il concédait néanmoins que c’était un moindre mal après le raté catastrophique de la mise en place des nouveaux rythmes scolaires.
Dont acte, un ministre a toujours raison.
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