À Nîmes, des tensions entre syndicalistes et policiers préfigurent-elles un automne français?

À Nîmes, 150 viticulteurs se sont regroupés pour défendre trois de leurs confrères syndicalistes interrogés par la police judiciaire après des scènes mouvementées liées à l’importation de vin espagnol. Une préfiguration des tensions sociales qui pourraient fleurir en France dans les prochaines semaines?

Une dizaine de viticulteurs de l’Aude et du Gard sont actuellement interrogés par les enquêteurs du Service régional de police judiciaire de Montpellier (SRPJ), où ils ont été convoqués pour audition. Parmi eux se trouvent des responsables syndicaux, comme Xavier Fabre, à la tête du tout jeune Syndicat des vignerons du Gard, et son homologue de l’Aude, Frédéric Rouannet.

Ils sont interrogés sur un certain nombre d’actions syndicales musclées menées au cours du printemps, dans le Gard et dans l’Aude, pour protester contre les importations massives de vins espagnols, et leur commercialisation, parfois sous des noms laissant planer une ambiguité sur l’origine du produit. Plusieurs grandes surfaces avaient été visées, comme au Carrefour de Nîmes, ou à l’Intermarché de Caissargues le 30 mars. Une importante manifestation a également eu lieu le 23 mai dernier sur l’autoroute A9 entre Narbonne et le péage du Boulou.

Une centaine viticulteurs sont actuellement rassemblés devant le commissariat de Nîmes, où trois viticulteurs sont interrogés. Aucun rassemblement en revanche n’est signalé à Montpellier, où une demi douzaine de vignerons audois ont été convoqués.

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