Après la crise des Gilets Jaunes, Edouard Philippe serait plus que jamais sur la sellette

Les relations entre Edouard Philippe et Emmanuel Macron seraient de plus en plus tendues et électriques. Les deux ne manqueraient pas de régulièrement s’envoyer des piques. Seulement, à ce jeux là, c’est bien Edouard Philippe qui risque de faire ses valises.

En octobre dernier, Edouard Philippe niait toute divergence d’opinion entre lui et Emmanuel Macron. Mieux, il expliquait qu’il n’y avait pas « le début du commencent de la moitié d’une feuille de papier à cigarette » entre eux deux. Comprenez que le premier Ministre et le Président de la République étaient plus soudés que jamais.

Mais ça, c’était avant la crise des Gilets Jaunes. Depuis, les relations entre les deux se seraient largement et rapidement dégradées. Au point qu’Edouard Philippe semble plus fragilisé que jamais.

Philippe en « état de choc » après l’allocution de Macron

La prise de parole du Président de la République n’était pas qu’attendu par les Français. Elle l’était aussi au sein du gouvernement. Seulement, d’après le Canard Enchaîné, avant même l’allocution, Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, qui sont respectivement ministre de l’Economie et des Finances et ministre de l’Action et des Comptes publics, auraient « tiqués » sur les mesures qui allaient être annoncées.

Une opposition à laquelle n’aurait que très peu goutté Emmanuel Macron qui se serait emporté en déclarant qu’il ne souhaitait plus « entendre parler de ces technos [sic], qui, d’ailleurs, ne comprennent rien à rien. »

Mais ils n’étaient pas les seuls à être sceptiques face au discours d’Emmanuel Macron. Le palmipède explique qu’Edouard Philippe était « en état de choc » après qu’Emmanuel Macron ait annoncé les mesures destinées à calmer le mouvement des Gilets Jaunes. le Premier Ministre estime que ces mesures immédiates se font en accroissant la dette.

Des avertissements qui n’ont, là encore, pas du tout plût au Président de la République, qui qualifiait déjà Edouard Philippe de branleur pour avoir maintenu sa fête d’anniversaire malgré la crise des Gilets Jaunes.

Seulement, une blague d’apparence légère faîte par Edouard Philippe pourrait être interprétée très différemment aux vues de ces derniers éléments.  Ce mercredi 12 décembre, alors que le Premier Ministre s’exprimait  dans un discours à Paris à l’occasion des 30 ans de l’association « Villes de France », il lâchait : 

J’ai été bien plus longtemps élu local que je ne serai Premier ministre.

Edouard Philippe, Premier Ministre

Il n’en fallait pas plus pour étayer la thèse d’un futur départ ou remerciement d’Edouard Philippe. Emmanuel Macron serait-il donc en passe de créer un gouvernement d’unité nationale, sans contestation ?

Pas impossible quand on sait qu’Edouard Philippe a reçu une standing ovation à l’Assemblée Nationale alors qu’il déclarait partager des positions communes avec Jean-Luc Mélenchon.

En somme, alors que La France Insoumise a déposé une motion de censure à l’encontre du gouvernement, Edouard Philippe a annoncé ne pas y être opposé. Par contre, en cette période d’attentat à Strasbourg, il proposait qu’elle soit légèrement repoussée dans le temps. Avant de déclarer que « le Premier ministre, le gouvernement, est à la disposition de l’Assemblée et ce débat (sur la motion de censure) aura lieu quand l’Assemblée le souhaitera. »

Et il aura lieu pleinement et nous pourrons exprimer nos désaccords, parce que fondamentalement, Jean-Luc Mélenchon, nous sommes d’accord pour défendre la République et pour défendre la démocratie.

Edouard Philippe, Premier Ministre

L’éviction d’Edouard Philippe serait tout sauf une surprise, la composition du gouvernement changeant, en moyenne, deux fois par mandat présidentiel. D’après le dernier sondage Ipsos Game Changers, La popularité d’Emmanuel Macron chute de 6 points en un mois à 20% seulement et celle d’Édouard Philippe de 5 points, à 22%, en pleine crise des « gilets jaunes ».

1 commentaire sur Après la crise des Gilets Jaunes, Edouard Philippe serait plus que jamais sur la sellette

  1. « entendre parler de ces technos [sic], qui, d’ailleurs, ne comprennent rien à rien. »

    Ah, après la longue ère des fake-news, voici donc venir celle des fuites organisées, mais pas officiellement, pour que la fuite ait l’air vraie -ok, nous passons donc à fake-news 2.0 (on n’arrête pas le progrès.)

    Seuement voilà, qui des grosses carrures va être assez timbré pour venir prendre la place du grand rigide ? Parce que la soupe a beau être bonne (c’est nous qui paye™ © Coluche), elle risque d’être à la grimace et aux grands écarts improbables…

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