Après ses propos sur le RIC, la Suisse accuse Richard Ferrand, président de l’Assemblée, de l’avoir insultée

Invité à s’exprimer sur la possible instauration du Référendum d’Initiative Citoyenne, Richard Ferrand a distillé les critiques sur ce système. Il n’a pas non plus épargné le système de vote suisse. Des propos qui ont mis le feu aux poudres.

Le débat sur le Référendum d’Initiative Citoyenne est actuellement un sujet « chaud ». Outre le fait qu’il soit régulièrement discuté sur la scène médiatique, ce débat s’est aussi invité dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale. Mieux, après une intervention du président de l’Assemblée Nationale, la polémique a enflé de l’autre côté des Alpes. 

En Suisse, plusieurs journaux très accusent Richard Ferrand d’avoir insulté la Suisse alors qu’il tentait de commenter le système de vote en vigueur dans la société helvétique. 

« Cliques affairistes et de quelques lobbyistes démasqués »

Richard Ferrand ne semble pas être le plus fervent défenseur de l’introduction du RIC, mesure voulue par les Gilets Jaunes afin de voir les revendications du peuple être réellement débattue par les hommes et les femmes politiques.

Rapidement, l’exemple du système suisse a été évoqué. Ce à quoi le président de l’Assemblée Nationale a répondu que les thèmes soumis aux votes sont « très souvent le fait de quelques cliques affairistes et de quelques lobbyistes qui, à la fin, sont d’ailleurs démasqués. »

Guillaume Barazzone, ex-maire de Genève et conseiller national depuis 2013, s’est fendu d’un tweet dans lequel il n’a pas manqué de rappeler à l’ordre Richard Ferrand.

L’affaire aurait pu en rester là mais Richard Ferrand a, à son tour, répliqué en affirmant que le Genevois propageais de « fausses nouvelles »  tout en démentant ses propos. 

Ce à quoi Guillaume Barazzone a répondu par une vidéo tirée du JT de M6 dans laquelle on voit et entend clairement Richard Ferrand tenir les propos incriminés. Le président de l’Assemblée Nationale n’a pas surencherie ni même fournit d’explication ou de réponse.

«M. Ferrand insulte la Suisse en s’attaquant au coeur de son système, qui allie démocratie directe et démocratie représentative. Voilà pourquoi il doit s’excuser», a déclaré Guillaume Barazzone, cité par 24 Heures. Il n’a pas fait ses déclarations dans un bistrot avec des amis mais au sein de l’Assemblée nationale française.»

L’instauration du RIC est une des mesures fortes voulues par les Gilets Jaunes. Ainsi, il existe quatre types de RIC possibles : constituant, abrogatoire, législatif et révocatoire. Les Gilets Jaunes défendent l’idée selon laquelle si une proposition de loi obtient 700 000 signatures sur une plateforme en ligne « site lisible et efficace, encadré par un organisme indépendant de contrôle », elle devrait être discutée à l’Assemblée Nationale. 

4 commentaires sur Après ses propos sur le RIC, la Suisse accuse Richard Ferrand, président de l’Assemblée, de l’avoir insultée

  1. Le problème de Ferrand est qu’il est malhonnête non seulement financièrement (affaire pas claire de lobbying de sa compagnie d’assurance avec sa « compagne de pieu ») mais qu’il l’est aussi intellectuellement: ne pas avoir le courage d’assumer ses paroles alors qu’elles ont été enregistrées au micro de l’assemblée, c’est un peu couillon (mille excuses: allier « Ferrand » et « intellectuellement » dans la même phrase est un oxymoron …)

  2. Le RIC, s’il est extrêmement important, ne doit surtout pas faire oublier les trois mesures indispensables à un exercice serein de la (vraie) démocratie :

    * la démission _définitive_ de son administration de tout fonctionnaire voulant briguer une quelconque place poliotique, et ceci, avant même le début de la campagne,

    * l’interdiction formelle de se présenter à quoi que ce soit pour ceux qui ont un casier judiciaire, mesure d’ailleurs fortement poussée par Ph.Pascot en février dernier et, bien entendu, rejetée en force par la majorité (Pascot estime la part de tout ceux qui se retrouveraient sur le carreau toutes tendances confondues à 30%, c’est dire comme cette mesure est primordiale.) D’ailleurs, il me semble bien que le candidat macron parlait de cela lors de sa campagne (au fait, vu qu’il faut ~€50M pour faire une campagne présidentielle, quand allons-nous voir ses comptes décortiqués ligne par ligne ???),

    * l’abrogation du droit administratif et/ou son intégration dans le droit civil, de façon à ce que _tout le monde_ soit soumit à la loi *unique* de la république.

    • J’oubliais un point dont on parle très peu pour l’instant, mais à propos duquel mon petit doigt me souffle que cela pourrait bien changer rapidement : l’interdiction ferme et définitive de toute machine à voter ainsi que du vote par internet.

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