Ces banlieues explosives où 80% des habitants touchent des aides sociales

La France connaît mal ses banlieues explosives où la population vit essentiellement d'aide sociale, avec des taux de pauvreté à faire pâlir les zones les plus misérables du sud de l'Europe. L'INSEE vient de publier des statistiques (enrichies ici) sur le sujet. À lire. 

Pour les besoins de l'étude, nous avons retraité ici les dix quartiers prioritaires les plus peuplés par des allocataires sociaux de France, en analysant le taux de dépendance des habitants aux prestations sociales. On le voit, certains quartiers comptent près voire plus de 100.000 habitants. Ce sont donc de véritables villes dans les villes. 

À quoi ressemblent les banlieues explosives?

En dehors des quartiers sensibles de Mulhouse, toutes les autres banlieues explosives se trouvent dans les grandes villes françaises: à Paris (3 quartiers dans le 93), à Marseille, à Lille et à Toulouse. Lyon peut se féliciter d'échapper à cette extrême précarité. 

C'est à Roubaix et à Toulouse qu'on trouve le plus fort pourcentage d'habitants bénéficiant d'au moins une prestation sociale: 80% des habitants sont couverts par la solidarité. Ce taux est moins élevé à Saint-Denis ou à Aubervilliers, mais il ne descend jamais sous les 60%.

Plus inquiétant, ces banlieues concentrent des taux élevés de personnes ne vivant que de prestations sociales: 12% au quartier du Canet à Marseille, 11% à Roubaix, 10% à Lille-Sud.

Encore ces taux rapportent-ils le nombre de personnes couvertes à la population totale. Mais le rapport entre les allocataires est plus inquiétant encore. Ainsi, un tiers des allocataires de Marseille ou de Roubaix ne vit que de prestations sociales. 

En volumes, certains chiffres font froid dans le dos. Dans le quartier du Canet, 72.000 personnes sont couvertes par une prestation sociale. Aux Francs-Moisins, à Aubervilliers, on en compte 73.000. À Roubaix, on en compte 55.000.

À Marseille, dans le quartier du Canet, plus de 11.000 allocataires ne vivent que de prestations sociales. 

1 commentaire sur Ces banlieues explosives où 80% des habitants touchent des aides sociales

  1. Sensationnalisme à peu de frais puisque, rapporté au taux de chômage des mêmes zone que sont “12% au quartier du Canet à Marseille, 11% à Roubaix, 10% à Lille-Sud”. Le simple constat que là où il n’y a pas d’emplois, arrive vite la fin de droits et… CQFD. Et encore peut – on s’étonner, au regard du taux d’inactivité des jeunes, surreprésentés, dans ces banlieues, que ce ne soit pas bien pire.

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