Bonne bouffe: la FNSEA veut remporter la bataille de l’image

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La FNSEA a tenu un congrès en Bretagne qui a donné l’occasion de traiter les enjeux stratégiques futurs de l’organisation syndicale. L’hebdomadaire Terres Agricoles de Bretagne en a rendu compte:

À Brest la semaine passée la présidente par intérim de la FNSEA, Christiane Lambert a présenté les trois orientations qu’elle souhaitait voir prises par le futur gouvernement en matière d’agriculture : “assurer la compétitivité et la croissance de l’agriculture”, “se donner les moyens d’une agriculture durable” et “accroître la résilience des exploitations”.

La FNSEA plaide notamment pour une majoration du crédit d’impôts compétitivité emploi (CICE) et la mise en place d’une TVA sociale. Pour accroître la “résilience”, elle demande notamment la mise en place d’une “vraie réserve de précaution”, un “mécanisme de lissage de l’impôt sur le revenu” et l’abaissement du seuil de déclenchement de l’assurance récolte. En matière d’environnement, elle plaide pour que l’on passe d’une logique punitive à une logique incitative et des démarches de progrès.

Le Corena et la baisse des charges, principaux acquis

Lors de son congrès, la FNSEA est revenue sur les acquis de l’année 2016. La principale est la création du Comité de rénovation des normes agricoles (Corena), par le Premier ministre de l’époque Manuel Valls. Une instance créée en mars 2016 où ne siège aucune ONG et dont la mission est de “travailler à la simplification des normes existantes et revoir la méthode d’élaboration des normes applicables dans les exploitations agricoles”. “Le Corena est une bonne instance à pérenniser”, s’est félicité le secrétaire général Daniel Prieur. L’autre principale victoire de l’année pour la FNSEA aura été la baisse pérenne de sept points des cotisations sociales obtenue en février.

“L’image des agriculteurs est un capital précieux”

Il reste en revanche un chantier auquel veut s’attaquer la FNSEA, l’image de son métier et les attaques qu’il subit. “Au-delà des deux émissions à charge contre la FNSEA, combien ont donné une image orientée de l’agriculture ?, regrette le secrétaire général adjoint Jérome Despey. Nous sommes devenus le sujet de prédilection du service public”. Le vice-président de la région Bretagne, Loic Chesnais-Girard, a également fustigé les “associations extrémistes”. Il estime que “l’image des agriculteurs est un capital précieux” et que “nous avons une bataille à mener”. Pour ce faire, il propose de soutenir l’investissement dans la modernisation des bâtiments : “C’est l’image de l’agriculture pour les vingt à trente prochaines années que nous devons préparer”, estime-t-il. De son côté, Jérome Despey propose à la FNSEA de “se former davantage à la communication”. Et de conclure : “Nous avons longtemps cru que bien faire son métier était suffisant, ce n’est plus le cas”.

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