Brigitte Macron: notre première chronique junonienne, par Charlotte Dareau

Nous publions aujourd'hui nos premières critiques junoniennes, exercice pastiche traitant avec humour du rôle de la première dame.

A force de parler de Jupiter et de ses hauts faits, on en oubliait la bonne Junon. Et pourtant dans notre fantastique pays, entré dans l’ère Macron, Junon est devenue incontournable. Elle mérite donc bien elle aussi l’ouverture d’une chronique à elle dédiée, car son action depuis l’Olympe vient épauler celle de son Jupiter d’époux, pour redescendre en pluie de bienfaits sur les Français, médusés, éperdus de reconnaissance pour les attentions divines. Une mention spéciale au début de ces chroniques pour l’organe officiel de l’Olympe, Paris-Match pour ne pas le citer, qui nous comble de récits épiques sur la vie du couple divin.

Une chronique junonienne s’impose d’autant plus qu’il faut dire que, depuis Carla, nous étions en peine d’une Junon stable sur laquelle nous reposer : Valérie, Julie et Ségolène ? non, pas très crédibles dans le rôle. La belle époque des Yvonne, Anne-Aymone et Bernadette était révolue.

Et puis Brigitte est arrivée et la déesse-mère est revenue dans l’univers mental des Français. Ouf, nous sommes rassurés. Car le propre de Junon, à la fois sœur et épouse de Jupiter, c’est d’être tout le temps là pour nous, pleine d’attention, sévère mais juste. Et elle nous materne, en plus de materner son Emmanuel. Elle a donné des consignes pour l’alimentation de Jupiter : un peu de nectar des Dieux, bien sûr, mais surtout « Dix fruits et légumes par jour et pas de "junk food"» L’Olympe ressemble maintenant à la Suisse, nourriture saine, air pur, pas très folichon pour les adolescents prolongés mais, après tout, il s’agit de grandir. L’objectif avoué par Junon « Il faut qu’il tienne » Si c’est pas mignon !

Voilà ce qui plaît aux Français, une déesse tutélaire, qui en plus d’être sexy et bien habillée, prend soin de nous dans la vie quotidienne, même quand nous sommes des bébés pandas : elle se rendra spécialement au zoo de Beauval le 4 décembre pour rendre visite à son filleul, le panda né cet été. L’attention est touchante…Nous avons soudainement tous envie de redevenir des bébés pandas pour être pris dans les bras tutélaires de Junon.

A la nuit tombée, Junon promène le chien Nemo, en talons hauts peut-être, mais c’est elle qui s’y colle, pas son garde du corps ; bravo, c’est méritoire. L’Elysée ne parle pas de ceux qui ramassent les déjections de Nemo après la promenade. Junon appartient à l’Olympe donc les

contingences terrestres sont loin d’elle. On peut d’ailleurs se demander si le séjour de Nemo sur l’Olympe se prolongera longtemps car il n’a pas l’air d’être au courant des usages divins : le mois dernier, pendant que le chef de l'Etat recevait trois membres du gouvernement à l'Elysée, Nemo a interrompu la réunion, levé la patte et uriné sur une cheminée. La scène avait été immortalisée par une vidéo de LCI. L’Olympe ressemblerait aux écuries d’Augias si Junon n’y mettait bon ordre.

Mais foin d’animaux en tout genre, Junon est aussi attentive à la vie des simples mortels. Lors des commémorations du 13 novembre, on a vu les membres de son Secrétariat (car Junon a une équipe, c’est formidable) distribuer des cartes de visite aux affligés afin qu’ils puissent chacun à son tour, être reçus par Junon. Après tout, elle serait presque humaine ?

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