Les budgets du logement et de l’emploi dégringolent

L'annonce du projet de loi de finances pour l'année 2018, a vu les budgets du logement et de l'emploi considérablement réduits.

Dans l'annonce du budget 2018, la baisse des budgets alloués au logement et à l'emploi se confirme. Dans les chiffres, cette baisse représente 1,7 milliard d'euros pour le ministère de la cohésion des territoires, et 1,5 milliard d'euros pour le ministère de l'emploi.

La réforme des APL à l'origine de la baisse du budget logement

La baisse de l’allocation personnalisée au logement, annoncée en juillet par le gouvernement, est selon le texte de loi, à l'origine de la réduction du budget logement. 

Le Gouvernement entend ainsi réduire la dépense publique associée à la politique du logement tout en améliorant ses résultats. La réforme portée par le présent article prévoit ainsi une réduction de 1,7 Md€ du montant des aides personnelles au logement tout en préservant le pouvoir d’achat des allocataires et en améliorant l’accès au logement des plus modestes.

En effet, le gouvernement engage une réforme structurelle des APL. Cela se caractérise notamment par une baisse du loyer de solidarité et la transformation des aides au logement pour les ménages les plus modestes. De plus, la baisse des cinq euros de l'APL pour l'ensemble des ménages prévue le 1er octobre, ne serait qu'un début. Par la suite, il s'agira de 50 à 60 euros de moins sur les APL. 

Le gouvernement restreint les emplois aidés

Pour le ministère de l'emploi, ce sont les contrats aidés qui sont dans le viseur du gouvernement. Il va couper drastiquement ces dispositifs subventionnés. Le projet de loi de finances leur autorise 1,4 milliard d'euros en 2018, soit 1 milliard de moins que cette année. Cette baisse significative provoque donc une réduction des contrats, puisque 200 000 contrats aidés seront proposés l'année prochaine contre 310 000 en 2017.

Selon porte parole du gouvernement, Christophe Castaner, "il y a des budgets qui connaissent des hausses, il y a des budgets qui connaissent des baisses, nous assumons ces choix là". 

Ainsi que l’a relevé en dernier lieu la Cour des comptes dans son audit de juin 2017 sur la situation et les perspectives des finances publiques, la dépense publique élevée en faveur du logement n’atteint pas les grands objectifs qui lui sont assignés, qu’il s’agisse de soutenir la construction de logements, de permettre l’accès des plus modestes au logement social, de stimuler ou de rendre fluide le marché locatif privé, la Cour concluant que, sur tous ces plans, d’importants gains d’efficience sont possibles.

 

 

 

 

 

 

Les contrats aidés généralisés portés par la mission « Travail et emploi » se sont révélés inefficaces pour traiter la question du chômage de longue durée et de l’insertion des jeunes dans l’emploi . Ils conduisent trop souvent à maintenir leurs bénéficiaires dans une situation précaire, sans perspective de retour pérenne à l’emploi. 

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