Ces cégétistes qui renvoient dos à dos Macron et Le Pen

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Malgré les inflexions officielles de discours, notamment de la part de Philippe Martinez, de nombreux cégétistes de syndicats de base renvoient dos à dos le Front National et Emmanuel Macron. Voici un petit florilège de ces appels…

Les cégétistes territoriaux de Clermont-Ferrand n’y vont avec le dos de la cuillère

Le syndicat CGT des agents territoriaux de Clermont-Ferrand a manifestement mal écouté la ligne Martinez. Voici le tract distribué le 1er mai par ce syndicat:

Macron et la chasse aux chômeurs…

La Fédération de la Chimie a pris position

Le Comité Exécutif Fédéral de la Chimie a également pris une position particulièrement claire… en faveur de l’abstention:

“Pas question de choisir entre un candidat de droite extrême et une candidate d’extrême droite!”…

La position de Martinez contestée en interne

Au passage, on trouvera ci-dessous une intéressante tribune de quelques cégétistes anonymes de Bretagne, qui condamnent la position de Philippe Martinez:

Un rejet du Ni-Ni de P. Martinez sans mandat confédéral ! (FSC 30/04/2017)

Nous nous étonnons de la très récente déclaration de Philippe Martinez au Parisien le 30 avril concernant l’attitude de la CGT pour le deuxième tour de la présidentielle.

“Le ni-ni, ce n’est pas la position de la CGT. Cela veut dire qu’il faut aller voter, c’est clair.”

Qui a décidé de cette position à la CGT ? A notre connaissance ni la plus récente Commission exécutive ni le Bureau confédéral!

L’orientation confédérale a été statutairement fixée à la Commission exécutive du 19 avril traduite après le premier tour par la déclaration du 25 avril.

Et qu’indiquent les déclarations ?

Commission exécutive du 19 avril :

La Direction confédérale affirme qu’il faut faire barrage à l’extrême droite, qu’aucune voix ne doit aller au Front national et se mobiliser pour le progrès social”

La déclaration confédérale du 25 avril  :

L’utilisation des peurs, du terrorisme, les amalgames éhontés entendus lors de la campagne, la xénophobie, le racisme, le sexisme et l’homophobie, la préférence nationale ne résoudront pas les inégalités, le chômage et les bas salaires.
La CGT les combat et les combattra sans relâche ! Elle n’aura de cesse de faire barrage à l’extrême droite ! Pas une voix ne doit se porter sur sa candidate !

Le sens de ce positionnement est donc parfaitement clair :

Pas de vote Le Pen MAIS pas de ralliement non plus au vote Macron car à partir de cette position 2 possibilités sont ouvertes aux militants et aux organisations : SOIT le vote Macron pour ceux qui demeurent dans l’idéologie-barrage du front républicain si cher au PS, SOIT l’abstention, le vote nul, le vote blanc.

Le rejet du Ni-Ni constitue un appel déguisé au vote Macron qui n’est pas dans la mandat de la CGT.

La condamnation du Ni-Ni de P. Martinez exprime donc une opinion strictement personnelle en contradiction avec le mandat confédéral! (…)

La position majoritaire de la CGT n’est donc probablement pas celle de son secrétaire général…

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