Combien coûte un arrêt de travail de sportif à la Sécurité Sociale ?

Lorsque l’on voit les salaires des sportifs de haut-niveau, on peut logiquement se poser la question de savoir qui paie et combien lorsque ceux-ci reçoivent un arrêt de travail. La récente blessure de Neymar, attaquant vedette du PSG, a relancé le débat. Mais la Sécurité Sociale devrait pouvoir souffler. 

3,1 millions d’euros mensuels, c’est le salaire que perçoit actuellement l’attaquant brésilien dans le club de la capitale. Seulement, ce dernier souffre actuellement d’une entorse au pied droit avec une fissure du cinquième métatarsien. 

Sécu, clubs, Ligue et Fédération : qui paie quoi ?

La Sécurité Sociale va pouvoir pousser un bon « ouf » de soulagement. Ses remboursements en cas d’arrêt de travail sont strictement plafonnés : 198,81€ par jour pendant les 28 premiers jours puis 265,09€ à partir du 29e. Au maximum, elle devrait donc débourser 14 000€ si le brésilien restait éloigné deux mois des terrains. 

Seulement, comme tout salarié de l’hexagone, en cas d’accident de travail, ce dernier doit percevoir une indemnisation équivalente à 60% de son salaire journalier de référence soit environ 60 000€ par jour pendant les 28 premiers jours d’absence. 

Neymar ne sera pas pour autant obligé de réduire son train de vie puisque la Charte de la ligue de football professionnel oblige les clubs à compenser la différence entre le salaire mensuel et les indemnités journalières versées pendant les 3 premiers mois. En cas de blessure plus longue, les joueurs peuvent souscrire à des assurances complémentaires. De même, un joueur blessé par un adversaire peut engager la responsabilité de ce dernier.

Au final, c’est donc bien le Paris Saint Germain qui versera la plus lourde tribu puisqu’il sera obligé de verser presque intégralement le salaire d’un joueur qui ne joue. Rassurez-vous, ces dépenses sont largement couvertes par la vente de maillot de Neymar.

La Sécurité Sociale serait donc celle à qui la blessure profite. En 2004, les clubs de première division avaient versé 8,5 millions d’euros de cotisations pour les accidents de travail alors qu’ils n’en ont perçu que 2,4 millions.

Le secteur du sport, contrairement à d’autres secteurs, ne relève pas d’un seul code risque mais de trois : le 92.6AA/92.6CG pour les établissement gérant un équipement sportif, le 92.6CH pour les sportifs professionnels, y compris entraineurs joueurs, quel que soit le classement de l’établissement qui les emploie : rugby, escalade, moto, handball, basket, hockey, équitation, volley-ball, football, ski, cyclisme et le code 92.6CI pour les autres sportifs professionnels mais également pour les entraineurs non joueurs des sports à risque.

Les joueurs professionnels de football se voient donc appliquer le code risque 92.6CH correspondant à un taux collectif de cotisation fixé pour 2017 par un arrêté en date du 27 décembre 2016 à 6,8%. Il était identique en 2016 et égal à 7,30% depuis plusieurs années.

Source : ecofoot.fr

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