La Commission autorise le rachat d’Opel par Peugeot

La Commission a tranché: le rachat d'Opel par Peugeot ne posera pas de problème de concurrence sur le marché de l'automobile. 

C'est une décision historique à plus d'un titre que la Commission vient de rendre en autorisant le rachat d'Opel par Peugeot. 

Premièrement, l'opération marque une évolution importante dans la stratégie de Peugeot. Le rachat d'Opel constituera la première opération de croissance externe à l'international du constructeur français. Peugeot prend donc exemple sur ses concurrents. 

L'absence de croissance externe à l'international avait été reprochée au groupe en 2013, lorsque les difficultés économiques se sont amoncelées. 

Deuxièmement, par cette opération, un constructeur français acquiert un constructeur automobile allemand. Les usines historiques d'Opel se trouvent en effet au sud de Francfort. Même si Opel a fini entre les mains de General Motors, la symbolique est forte...

Troisièmement, démonstration est faite, une nouvelle fois, que l'avenir de l'industrie française se passe encore une fois à l'étranger. 

Étant donné que PSA et Opel sont toutes deux actives dans la fabrication de véhicules particuliers et de véhicules utilitaires légers, la Commission a analysé l'impact de l'opération sur les marchés de l'automobile tant au niveau européen qu'au niveau national.

La Commission a également examiné les activités des sociétés qui se chevauchent en ce qui concerne la vente en gros et au détail de véhicules particuliers et de véhicules utilitaires légers.

L'enquête de la Commission a établi les points suivants:

  • En ce qui concerne la fabrication et vente de véhicules automobiles, les parts de marché combinées des deux sociétés sont relativement faibles sur tous les marchés concernés. Les sociétés n'atteignent une part de marché combinée supérieure à 40% que sur deux marchés nationaux (Estonie et Portugal) pour les petits véhicules utilitaires, avec toutefois une augmentation inférieure à 5% sur chacun de ces marchés. Concernant les autres marchés affectés, les parts de marché restent faibles. En outre, l'enquête de la Commission a montré que l'entité fusionnée continuera à faire face à une forte concurrence de la part de constructeurs tels que Renault, Volkswagen, Daimler, Ford, Fiat et divers concurrents asiatiques.
  • En ce qui concerne les marchés de la distribution en gros et au détail, la Commission a écarté la possibilité que l'opération puisse avoir un effet préjudiciable en raison des différents canaux de distribution utilisés par PSA et Opel et de la présence de distributeurs, importateurs et détaillants indépendants.

En conséquence, la Commission a conclu que l'opération n'était pas susceptible de poser de problèmes de concurrence sur les marchés en cause.

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