Construction navale : Naissance d’un géant dans les navires autonomes

Le norvégien Kongsberg reprend la branche Marine de Rolls-Royce et devient un des leaders dans la conception de navires autonomes.

Alors que les premiers navires autonomes sont attendus pour 2019/2020, les groupes maritimes norvégiens Kongsberg et Wilhelmsen annoncent la création de la compagnie Massterly, spécialisée dans le design, le développement, l’équipement et l’exploitation de navires autonomes.

Navire autonome ne veut pas dire vaisseau fantôme !

Imaginez un navire marchand sans poste de navigation, sans équipage ni infrastructures pour l’accueillir. Pas de vivre, pas de réserve d’eau, pas de législation relative à l’emploi de personnel… Et vous obtenez un Navire autonome, bourré de capteurs et d’électronique, naviguant par satellite à la vitesse respectable de 25 nœuds et qui pourrait théoriquement réduire à zéro les risques d’accident.

Plus de place, plus d’emports en lourd, plus de fret, moins de pollution, moins de carburant… Plus de rentabilité !

Une évolution qui pourrait bien révolutionner le commerce maritime mondial en mettant en service ces cargos autonomes dès 2020. 

La Rolls des mers…

Kongsberg prend ainsi une avance importante dans le domaine des navires autonomes,  puisque Rolls-Royce en avait fait une orientation stratégique depuis plusieurs années.

Après plusieurs années de résultats négatifs liés à la crise de l’offshore, Rolls-Royce qui emploie actuellement 3700 personnes principalement dans le nord de l’Europe, se sépare de sa branche Marine.

La transaction, chiffrée à 500 millions de livres sterling (565M€) ne concerne pas les activités navales militaires ni la propulsion marine. Kongsberg a cependant négocié un accès aux moteurs Bergen, ainsi qu’un partenariat renforcé pour la fourniture d’équipements pour les marchés militaires de Rolls-Royce.

Kongsberg a deux projets bien avancés dans le domaine. Un bateau léger de service à l’offshore destiné au marché des énergies en mer (hydrocarbures et éolien), de l’aquaculture et de l’hydrographie, pouvant effectuer des missions de surveillance, de mise en œuvre de véhicules sous-marins et de petits ravitaillements pour les fermes aquacoles. Il pourra également être dédié à comme la lutte contre les incendies en mer.

Le deuxième projet est une petit cargo qui transportera des chargements entre des ports de proximité. Il commencera ses opérations en 2019, d’abord avec un équipage, puis en mode autonome à partir de 2020. Ce type de navire autonome devrait permettre d’économiser une centaine d’aller-retour de camions par jour.

Il est plus que probable que dans un avenir proche, à l’instar des drones et des chars sans pilote, les marines de combat du monde entier se dotent de petits navires, puis de plus gros, quasiment autonome…

 

Mais alors qui restera-t-il pour les abordages au grappin et au sabre 

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