Contre les violences faîtes aux journalistes, huit plumes de Montpellier lance #Payetoiunjournaliste

De plus en plus de journalistes en France assurent subir des violences, aussi bien sur le terrain que sur les réseaux sociaux, verbales ou physiques. Pour lutter contre ce phénomène en expansion et contre le « presse bashing », huit journalistes de la région de Montpellier ont créé le collectif #Payetoiunjournaliste.

Insultes, crachats voire agressions. Depuis quelques jours, les violences commises à l’encontre de journalistes tendent à se multiplier. Particulièrement avec la couverture du mouvement des « Gilets Jaunes ». On province comme en région parisienne, les journalistes sont régulièrement pris pour cible, accusés de déformer et manipuler l’information.

Contre ces violences verbales ou physiques, huit journalistes de la région de Montpellier ont créé dimanche 18 novembre le collectif #Payetoiunjournaliste. Ce mouvement est une réponse au « presse bashing » ambiant.

« Les journalopes prennent le problème à bras le corps »

Dernièrement, nous vous parlions dans nos colonnes de Laurent Bortolussi, journaliste pour l’agence de presse Line Press qui avait été pris pour cible par un policier alors qu’il couvrait, caméra au poing, la manifestation menée par les ambulanciers à Paris.

Mais plus récemment, plusieurs journalistes à travers la France font état de reportages plus que compliqués sur les lieux de blocage. Régulièrement, les journalistes sont pris à parti, accusés de déformer les informations. C’est dans ce contexte que Gwen Saulnier, Céline Durchon, Stéphanie Augé, Coralie Pierre, Charles Perragin, Philippe Douteau, Sébastien Hoebrechts et Nicolas Bonzom ont créé le collectif #Payetoiunjournaliste.

Nous avons un scoop : le journaliste est une personne ! Oui ça peut être un pote de ton pote, un voisin ou même un ancien de ton lycée ! Et le journaliste en a ras la plume, le micro ou la caméra de se faire malmener, insulter, conspuer. Ainsi le mouvement #Payetoiunjournaliste relate, dénonce et informe au sujet des mésaventures – insultes ou agressions physiques – subies par nos consoeurs ou nos confrères.

Communiqué du collectif #Payetoiunjournaliste

Ce mouvement né dimanche a séduit et déjà trouvé ses soutiens. En à peine deux jours d’existence, il compte déjà plus de 1 500 membres sur Facebook. Essentiellement des journalistes, pigistes et rédacteurs. Ces derniers y racontent leurs mésaventures lors des tournages. 

On n’a pas besoin de vous, barre toi, arrête de filmer, c’est sur facebook qu’on s’informe nous, on la fait nous même, l’information !!!

Un contributeur sur Facebook

Ce soir je suis sur un des gros points de rassemblement en Normandie. Un millier de gilets jaunes environ. Et quelques dizaines d’excités qui nous traitent (ma JRI et moi) de salopes et de ‘youpin macronistes’.

Un autre sur Facebook

Les témoignages se sont multipliés mais ils ne sont pas tous liés au mouvement « Gilets Jaunes ». D’autres journalistes racontent comment ils ont pu être conspués par des élus, des responsables d’associations ou encore des citoyens lors d’interviews.

Loin de produire un appel à la réponse violente, le collectif Payetoiunjournaliste entend plutôt dénoncer ces violences qui tendent à se multiplier et se banaliser, à la fois sur le terrain et sur les réseaux sociaux. Parallèlement, le groupe entend bien continuer le travail et faire preuve de pédagogie afin de rappeler que la presse est toujours le « quatrième pouvoir ». Et que la liberté d’informer est gage d’une démocratie en bonne santé.

1 commentaire sur Contre les violences faîtes aux journalistes, huit plumes de Montpellier lance #Payetoiunjournaliste

  1. Les pov’choutes, toute la misère du monde qui dégringole d’un coup sur leurs pompes…

    Si les violences, d’où qu’elles viennent, sont totalement inexcusables et devraient-être sévèrement sanctionnées¹, il n’en reste pas moins que toute cette faune donne dans l’esprit de groupe et que la presse, tant écrite que télévisée, réside dans seulement quelques mains qui ont plutôt tendance à écarter les « non-sujets » qui risqueraient de les égratigner, sans résistance aucune de ceux qu’ils emploient – le problème, c’est que ça se voit, ça s’entend et ça se lit, et le souci, c’est que lorsque l’on en a entendu/lu/regardé un, point n’est besoin de se cogner un Bis Repetita avec n’importe lequel des autres.

    Donc, aucune compassion, ils n’ont que ce qu’ils méritent, sauf physiquement, par conséquent, qu’ils aillent se faire voir, car s’il existe encore (mais pour combien de temps ?) quelques exceptions, elles ne font que confirmer la règle.

    ——
    ¹ – Encore qu’il vaille souvent mieux écraser mollement que de porter le pet devant l’ajustice, car ces temps-ci, l’on voit plus souvent l’agressé condamné et son bourreau sortir libre d’un prétoire…

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