Cryptomonnaie : le Petro bientôt obligatoire pour obtenir un passeport venezuelien

Nicolas Maduro, président du Venezuela, a annoncé que tous les paiements qui seront liés à l’obtention d’un passeport, devront être fait avec la cryptomonnaie nationale : le Petro. Seulement, cette dernière accumule les déboires. 

Coup d’envoi officiel pour le Petro et son intégration dans la société vénézuélienne. Alors que régulièrement on annonçait que la cryptomonnaie voulue par Nicolas Maduro, allait servir à échapper à la crise financière qui touche le pays, on apprend qu’il rendra plus difficile les départs.

Un passeport à deux Petro

Lors d’une conférence de presse à Caracas, le vice-président Delcy Rodriguez a annoncé qu’un passeport coûtera désormais deux Petros, soit environ 7 200 bolivars (cent euros). Une somme conséquente qui équivaut à quatre fois le salaire minimum mensuel au Venezuela.  Le simple renouvellement du document vaudra, lui, un Petro.

La semaine dernière, Nicolas Maduro annonçait enfin le lancement de la cryptomonnaie développée par le gouvernement. Huit mois après la date prévue à l’origine. La monnaie numérique qui est censée se baser sur les réserves de pétrole du pays (d’où son nom) sera disponible le 5 novembre.

Le prédicat de base est de permettre aux habitants de faire face à l’inflation monstre qui touche le pays. En juillet dernier, nous informions déjà nos lecteurs sur le fait que la production de pétrole s’effondrait. Avec un FMI qui prévoit une inflation d’1 millions de pourcent du Bolivar d’ici la fin de l’année 2018, ce sont 86% de la population qui basculaient dans la pauvreté.

L’intensification de cette crise financière et humanitaire conduirait plus de 5 000 personnes à quitter le pays chaque jour d’après les Nations Unies. Près d’1,6 million de vénézuéliens auraient quitté le pays depuis 2016. Seulement, l’émigration en direction de l’un des principaux pays producteur de pétrole au monde sera des plus difficile puisque de nombreuses compagnies aériennes ont tout bonnement arrêté de le desservir.

Le lancement de cette crypto semble être le baroud d’honneur d’un pays à l’agonie. Mais cette monnaie numérique a déjà connu de nombreux déboires : outre l’important retard de lancement, son image est régulièrement dégradée. L’Inde a, par exemple, refusée une importante transaction sur fond de pétrole payée en Petro par le Venezuela. 

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