Cryptomonnaie : l’UNICEF lance une plateforme de minage de Monero

L’Unicef continue ses crypto-expérimentations. L’ONG a lancé une plateforme web de minage de Monero. Les cryptomonnaies sont ensuite utilisées pour lutter contre les fléaux que combat l’Unicef. 

Quand on parle Monero, on entend polémiques. La neuvième cryptomonnaie au niveau de son cours (à l’heure où nous écrivons l’article, le Monero vaut 208,08€) a été utilisée dans plusieurs affaires : elle était la monnaie minée par deux malwares (Rig Ek et Cryptoloot) qui utilisaient les ressources des ordinateurs infectée.

De même, c’était encore du Monero qui était miné par des ordinateurs de la NSA infectés. Enfin, l’institut roumaine de physique nucléaire avait aussi subit une attaque interne avait les mêmes conséquences que celles précédemment citées.

Mais le Monero va profiter d’un regain d’image (pour le non-initié) puisque l’Unicef a lancé une plateforme de dons grâce au cryptominage.

Du Monero contre des vaccins

Le procédé est très simple. En se rendant sur la page thehopepage.org, il suffit de préciser quel pourcentage de ressources de votre ordinateur vous souhaitez allouer au minage et laisser la page ouverte en fond. Votre ordinateur va alors résoudre des calculs et générer des fragments de cryptomonnaies. Evidemment, plus longtemps vous laissez la page ouverte, et plus de Monero sont générés.

Ensuite, ces jetons sont échangés aux cours légaux contre des cryptomonnaies afin de réunir des fonds pour les causes pour lesquels combat l’Unicef. 

Techniquement, comment fonctionne-t-il ?

Pour générer ces Monero, l’Unicef utilse donc un mineur intégré à un site web via Coinhive, une interface de programmation applicative, aussi nommée API. C’est donc cette dernière qui intervient sur la blockchain du Monero. Problème, le Monero mais aussi Coinhive ne sont pas des inconnus dans le milieu.

L’API était même régulièrement citée comme étant facilement dissimulable sur n’importe quel site web pour miner discrètement des cryptomonnaies. Seulement, comme le précise le site lesaffaires.com, le code source de la page fait apparaître le domaine authedmine

L’Unicef n’en est pas à son coup d’essai. En février dernier, l’ONG s’intéressait déjà de très prês aux possibilités que donnait la blockchain. Ainsi, elle avait sécurisé les transferts d’argent tout en apportant une première aide non-négligeable aux réfugiés des guerres. 

Pour miner du XMR, il est possible d’allouer entre 20 et 80% des ressources de son ordinateur. Par défaut, la valeur est fixée à 60%. 

Ce dernier est particulièrement intéressant car il permet de demander son consentement à l’internaute pour miner. Le consentement est alors valable pour une période limitée de 24h.

L’autre question est aussi celle du choix du Monero. Clairement, il permet de globaliser l’initiative de par son algorithme lourd et lent. Ainsi, l’initiative devient accessible pour la plupart des ordinateurs du commun des mortels.

Combien rapporte TheHopePage ?

Et bien pas grand-chose. D’abord parce que pour être rentable, l’initiative doit attirer un nombre important d’utilisateurs. Pendant que nous écrivions cet article, notre compteur affichait 73 708 « hashes » en 30 minutes tout en mobilisant 80% des ressources de notre ordinateur. Sachant que 0,0000048 Monero sont minés par millions de « hashes », nous n’avons miné que 0,00000035 Monero pour une valeur totale de 0,000074€.

Ainsi, Coinhive explique « qu’avec seulement 10-20 mineurs actifs sur le site, on peut s’attendre à un revenu mensuel d’environ 0,3 Monero soit 73$ », sachant que Coinhive prélève un taux fixe de 30% de la somme totale.

Lorsque nous étions connectés, plus de 8 000 personnes minaient également. 

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