Denis Gautier-Sauvagnac: “il n’y avait pas de corruption avec les parlementaires”

Denis Gautier-Sauvagnac s'est exprimé très librement sur la stratégie de l'UIMM vis-à-vis de la réglementation. Cet entretien me paraît important car il précise la doctrine de la métallurgie en matière de "supplément réglementaire", qu'il s'agisse d'arrondir des lois par des accords de branche ou d'intervenir directement à l'assemblée nationale pour modifier un texte.  

Longtemps les branches de service dans le monde patronal ont reproché à l'UIMM de "co-écrire" le Code du Travail avec le gouvernement. L'occasion était donc trop belle d'interroger Denis Gautier-Sauvagnac sur cet aspect méconnu de l'activité patronale, et singulièrement de l'activité métallurgique: la participation à l'élaboration des normes sociales. 

Éclairer la réglementation sans corruption

L'ancien président de l'UIMM apporte ici des précisions utiles sur la chaîne conventionnelle, c'est-à-dire de production de normes dans la métallurgie. Celle-ci peut s'analyser en plusieurs étapes schématiques. 

En amont, la métallurgie a toujours fait partie des branches systématiquement consultées (au vu de son poids démographique et de son expertise juridique) par le Parlement et par le gouvernement lors de l'élaboration des lois. La procédure la plus classique passait par une audition en commission des affaires sociales. Sur ce point, Denis Gautier-Sauvagnac a souhaité dissiper tout malentendu sur une éventuelle corruption des parlementaires, en rappelant que ces procédures sont transparentes et classiques. 

Une fois le texte adopté, la branche pouvait l'améliorer en négociant un accord spécifique. Sur ce point, l'ancien président de la chambre patronale de la métallurgie rappelle les traumatismes que furent, pour les partenaires sociaux, le passage à la retraite à 60 ans et l'adoption des 35 heures. 

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