La doctoresse profite des aides à l’installation avant de prendre la fuite

C’est le même schéma qui se répète : la doctoresse s’installe dans une ville où elle reçoit des subventions et des aides à l’installation, avant de prendre la fuite. 

L’histoire rapportée par Ouest France nous fait découvrir Stéphane Hamont, maire de Plumelec dans le Morbihan, encore sous le choc. Alors qu’il était à la recherche d’un deuxième médecin pour sa commune, son choix se porte sur un doctoresse roumaine inscrite à l’Ordre des médecins en France depuis 2015. 

Aussitôt installée, aussitôt partie

La doctoresse s’installe dans la commune en juin 2017. Pour faciliter sa décision, le maire n’a pas hésité à mettre la main à la poche en lui mettant à disposition un local du pôle médical, en prenant en charge son loyer pendant un an et en lui versant une avance de 6 000€ pour l’achat de son matériel. 

Mais sept mois plus tard, c’était une bien mauvaise surprise que recevait Stéphane Hamont. « Nous avons reçu, le 30 novembre, un courrier de sa part disant qu’elle partait. Dès le lendemain, elle avait fait ses valises. »

Elle posait finalement ses valises à Pommeret dans les Côtes-d’Armor le 15 janvier. « Ça se passe bien, explique le maire Loïc Déron. Le cabinet fait le plein. Elle bénéficie des mêmes conditions qu’à Plumelec, constate, agacé, l’édile morbihannais. J’ai contacté Loïc Déron pour lui expliquer la situation. Pommeret a délibéré, en fin d’année, pour nous rembourser la somme de 6 000 €« .

Le Conseil de l’Ordre des médecins et le libéralisme médical attaqués ?

Seulement, le quotidien nous apprend qu’elle n’en était pas à son coup d’essai. En 2016, elle se volatilisait déjà « en laissant une note de 700€ » explique Jean-Pierre Broustal, maire de Brasparts d’où est partie la praticienne.

Contacté, l’Ordre des médecins des Côtes d’Armor dit « ne pas avoir eu connaissance de son passé. Nous l’avons installée après avoir étudié son dossier administratif. » De quoi égratigner sa compétence. 

Mais surtout, ce cas vient reposer la question de la liberté d’installation des médecins mais aussi de l’encadrement ou non de la pratique libérale. Au moment où la problématique des déserts médicaux se fait de plus en plus pressante, c’est une polémique dont le secteur se serait sûrement bien passé. 

Les élus de Pommeret ont conclu un accord verbal avec la praticienne pour qu’elle les rembourse à leur tour.

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