La “task-force” pour diminuer l’intervention de l’UE dans les législations des pays membres

Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, a institué une "task-force" concernant la subsidiarité et la proportionnalité dans un objectif de "faire moins mais de manière plus efficace". Mais en quoi cela consiste-t-il?

Lors de son discours sur l'état de l'Union le 13 septembre dernier, Jean-Claude Juncker a annoncé  la création d'une "task-force" notamment pour aider à la mise en oeuvre des politiques de l'Union européenne au niveau régional et local. 

"Faire moins mais de manière plus efficace"

Tout d'abord, il convient d'expliquer ce qu'est une "task-force". Traduit littéralement  "force opérationnelle", il s'agit d'une forme d'organisation temporaire créée pour exécuter une tâche ou activité donnée. Cette "task-force" que le président de la Commission européenne a décidé de mettre en place doit faire des recommandations d'ici juillet 2018. Elle permettra une meilleure application des principes de subsidiarité, pour assurer la prise de décisions le plus près possible des citoyens en limitant l'intervention de l'UE seulement si son action se révèle plus efficace que l'action nationale, et le principe de proportionnalité, afin d'éviter notamment les législations trop détaillées.

La "task-force" pour contribuer à l'unification de l'UE

Selon Jean-Claude Juncker, les travaux relatifs à la "task-force" qui vont démarrer au 1er janvier 2018, s'inscrivent dans le contexte de la Feuille de route pour une Union plus unie, plus forte et plus démocratique. La "task-force" sera présidée par Frans Timmermans, premier vice-président de la Commission européenne. Neuf autres membres vont être désignés pour y siéger, issus des parlements nationaux, du Parlement européen et du Comité des régions.

Cette Commission s'est efforcée d'être plus ambitieuse sur les grands enjeux, et plus discrète sur les dossiers de moindre importance. Afin de mener à bon terme le travail que nous avons entamé, nous allons créer une task-force “subsidiarité et proportionnalité” pour regarder de plus près toutes nos politiques, afin que l'Europe n'agisse que là où elle a une vraie valeur ajoutée. 

Jean-Claude Juncker lors du discours sur l'état de l'Union en septembre

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