Les entreprises tardent à réagir sur leur impact environnemental

En général, les entreprises reconnaissent avoir un impact important sur l'environnement. Mais peu d'entre elles établissent des programmes formels et suivis sur le long terme pour avoir un comportement plus vert.

En 2016, un quart des entreprises reconnaissent que leur activité a un impact élevé sur l'environnement, d'après une publication de l'INSEE parue ce mois-ci. Et celles qui reconnaissent avoir un impact très élevé sont celles qui prennent le plus de mesures pour le réduire. Malheureusement, ces recommandations ne sont que peu suivies dans le temps.

Le secteur de l'énergie est le plus polluant

Quand on leur demande si elles estiment que leur activité a un impact "fort" ou "très fort" sur l'environnement, les 9 000 entreprises sondées par l'INSEE passent facilement aux aveux. 14% des entreprises de 20 salariés ou plus estiment avoir un impact très important sur le production de déchets. Logiquement, une grande partie d'entre elles estiment également avoir un impact sur le changement climatique et la pollution de l'air (9%).

Parmi les secteurs les plus concernés, nous retrouvons le secteur de l'énergie et de l'environnement (50%) juste devant les transports et entreprosage (49%). Le secteur de la construction se retrouve sur la troisième marche du podium des secteurs les plus polluants (37%). Le secteur le moins influent sur l'impact environnemental serait celui de l'information et la communication.

Des paroles qui manquent d'actes

Ces aveux s'accompagnent d'une prise de conscience des entreprises à agir en faveur de l’environnement. Les secteurs d'activité qui reconnaissent avoir un impact environnemental majeur, sont logiquement les plus investis pour le réduire. L'économie des ressources a en effet permis à deux tiers des entreprises du secteur de l'énergie et de l'environnement d'obtenir des certifications environnementales sur leurs processus de production.

Hormis cela, les entreprises établissent peu souvent des programmes formels et suivis dans le temps concernant leurs actions pour une réduction de l'empreinte environnementale. 31 % des entreprises déclarent s’engager pour une meilleure efficacité énergétique et/ou une réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre. Mais seulement 10 % seulement d'entre elles ont réalisé un bilan de ces émissions.

Au total, parmi les entreprises ayant déclaré spontanément être engagées dans une démarche d’efficacité énergétique, un tiers ne déclarent aucune des actions évoquées. Ces entreprises peuvent avoir choisi des actions moins formalisées que celles proposées, c’est-à-dire ne pas avoir réalisé de bilan formel, ni construit de plan d’action. Il est aussi parfois avancé que les entreprises
peuvent adopter un comportement de « green washing », c’est-à-dire tenir un discours vertueux surestimant leurs actions réelles.

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