Les épiceries musulmanes bientôt expulsées des bâtiments HLM?

Les épiceries musulmanes qui ne vendent ni vin ni porc peuvent-elles bénéficier d'un bail pour un commerce d'alimentation générale consenti par un organisme HLM? Le tribunal d'instance de Nanterre, saisi par l'office HLM de Colombes, vient de soutenir le contraire. La décision fera date. 

L'office HLM de Colombes avait saisi le tribunal d'instance au nom de la laïcité. Il avait en effet consenti un bail pour un commerce d'alimentation générale auprès de la société Anadolu Distribution. Finalement, le commerce ne vendait ni porc ni boissons alcoolisées. Le rayon frais ne proposait que des produits halal. Le magasin vendait également des tableaux représentant des versets coraniques et de la vaisselle orientale. 

L'office HLM a donc mis en avant le caractère confessionnel de ce commerce et demandé la résiliation du bail en arguant qu'il ne s'agissait plus d'un commerce d'alimentation générale. 

Une épicerie musulmane n'est pas un commerce d'alimentation générale

Le tribunal d'instance de Nanterre a suivi l'office HLM dans sa demande, en considérant qu'une épicerie musulmane ne peut être considérée comme généraliste. 

Le jugement affirme notamment que la société Anadolu Distribution ne répond pas « aux besoins de tous les habitants du quartier […], la majorité des produits mis en vente étant des produits orientaux confessionnels »« Le local ne comporte pas de rayon de vente de vins et d’alcool », détaille le jugement et « la société locataire propose à la vente des tableaux de prières rédigés en langue arabe ». « La vente de produits destinés non pas à toute la clientèle mais à des acheteurs spécifiques (produits halal, produits orientaux) est restrictive et ne correspond pas à la notion d’alimentation générale ».

Reste à savoir si l'office HLM de Colombes trouvera des commerçants "généralistes" pour remplacer Anadolu Distribution, dont le gérant fait appel. 

Paris Habitat abrite-t-il des commerces confessionnels?

Au passage, il serait intéressant de vérifier si le plus grand organisme HLM de France, Paris Habitat, prête le flanc aux mêmes critiques en abritant des commerces confessionnels. Une petite vérification s'impose...

 

4 commentaires sur Les épiceries musulmanes bientôt expulsées des bâtiments HLM?

  1. Première photo: le “voile islamique” (qor’ân 24:31). La porteuse est manifestement une idiote.

    Pourquoi?

    — simple recyclage origine, càd qu’il s’agit en partie d’un texte publié dans le magazine politique allemand “Die Brücke”:

    …non seulement il est impossible de se moquer de Mahomet puisqu’il n’a jamais existé [cf “Vom Koran zum Islam”, Schiler Verlag Berlin 2009, p. 143 et aussi st surtout “Die Entstehung einer Weltreligion IV”, Schiler Verlag, Berlin 2017, pp 851 sq], mais aussi de se moquer d’une “religion, l’islam”, puisque le mamoûnisme [= nom correct d’après le véritable fondateur, al-Ma’moûn, cf´p. 95 de “Vom Koran zum Islam”, Schiler Verlag, Berlin 2009] n’est pas une religion. Et pour ce qui est d’éventuelles “insultes” [… tiens, à propos, le qor’ân ne parle-t-il pas des musulmans comme “the best of people” (3:110)? — ce qui correspondait chez les nazis aux “Herrenmenschen”], il est tout à fait évident que les seuls à être insultés dans l’affaire, c’est bien nous, les kafirs càd les “singes” (2:65), les “cochons” (5:60), les “ânes” (74:50), les “chiens” (7:176) et les “bestiaux” (7:179), càd exactement ce que les “Herrenmenschen” les nazis, appelaient “Untermenschen” Dans le quotidien, c’est le “voile islamique” (24:31) qui fait fonction bien qu’il ne soit “aucunement un devoir coranique” (lettre du 21/6/1989 par l’imam de la mosquée de Bruxelles); par ailleurs, Luxenberg traduit 24:31 par “qu’elles s’attachent leur ceinture autour de la taille” (article “Le voile islamique”, dans Cités, Presses Universitaires de France, Paris 3/2004). Tout en étant donc une grossière erreur et par-dessus le marché “non-islamique”, reste qu’il est une insulte – assortie d’une menace – à tout non-musulman, puisqu’il proclame haut et fort que sa porteuse c.à.d. son clan s’identifie à une idéologie totalitaire et anti-démocratique qui non seulement traite les non-musulmans d'”ânes”, de “singes”, de “cochons”, de “chiens” et de “bestiaux” mais qui selon 2:191-193, enjoint de tuer les infidèles “partout où vous les trouverez” [la taqiyya devant en attendant, là où ce n’est pas (encore) possible, mettre de la poudre aux yeux des “politiciens”, des ignares et des naïfs]. Que par ailleurs ces insultes, tout à fait anti-démocratiques et anti-constitutionnelles est-il besoin de le dire, soient codifiées dans un livre “saint” n’a aucune importance au regard de la législation ad-hoc qu’on voudrait bien voir mise en oeuvre, à la fin.

    “Anti-démocratiques et anti-constitutionnel(le)s”: cela ne vaut manifestement pas que pour le(s) seul(s) magasi(n)s incriminé(s).

    A la question de savoir si “la législation ad-hoc qu’on voudrait bien voir mise en oeuvre, à la fin” est encore d’application, il convient de répondre par NON. Voilà pourquoi:

    “Les régimes totalitaires du siècle passé ont tenu grâce à la délation. Tenir des propos hostiles, y compris en privé, dans sa famille, à l’école ou sur le lieu de son travail, au régime nazi ou au régime communiste pouvait conduire à perdre son emploi ou à aller en camp de rééducation. Le régime politiquement correct de Macron s’est inspiré de ces exemples nazis et soviétiques. Le premier ministre a profité de la torpeur de l’été pour publier, le 5 août 2017, un chef-d’œuvre de texte liberticide. — Il prévoit pour toute personne – sur simple condamnation contraventionnelle – la possibilité d’être condamné à un ‘stage de citoyenneté’, terme de novlangue pour désigner une action de rééducation. Et ce pour de simples propos privés. Sur simple dénonciation”, polemia.com/les-mal-pensants-en-camp-de-reeducation/, voir aussi polemia.com/pourquoi-la-liberte-dexpression-est-un-conte-de-fees/. Macron oublie que ce n’est pas la parole admise par les puissants qui a besoin de protection, mais l’autre. “I disapprove of what you say, but I will defend to the dead your right to say it // Je désapprouve ce que vous dites, mais je défendrai jusqu’à la mort votre droit de le dire” [Evelyn Beatrice Hall (S.G. Tallentyre), résumant la position de Voltaire sur le sujet]. Cependant et en soi, rien de bien nouveau en politique française: “Henri Queuille, prototype du notable radical à l’ancienne (…): ‘La politique n’est pas l’art de régler les problèmes mais l’art de faire taire ceux qui les posent’.” (Eric Roussel, De Gaulle, folio biographies Gallimard, Paris 2008, p. 165). D’une manière plus générale, Hannah Arendt avait observé, en parlant (en 1958) “von dem Geschrei des Gesindels und dem Gezänk der Fanatiker / des clameurs de la racaille et des querelles des fanatiques”, que “(…) presqu’à sa naissance, le système des partis fut discrédité en Europe” [dans: In der Gegenwart – Übungen im politischen Denken II, Piper Verlag GmbH, München, 2. Auflage April 2017 p.108-9].

      • J’avais réexpédié le texte — en attente de modération — en notant qu’

        “Il manque la fonction ‘corection’ ou ‘edit’, ce qui signifie que je ne ‘puis corriger les quelques fautes que par un nouvel envoi”

        …et comme on peut voir, dans le mot “correction” lui-même il y avait encore une faute de frappe

  2. Il manque la fonction “corection” ou “edit”, ce qui signifie que je ne puis corriger les quelques fautes que par un nouvel envoi:

    Première photo: le “voile islamique” (qor’ân 24:31). La porteuse est manifestement une idiote.

    Pourquoi?

    °°° simple recyclage, càd qu’il s’agit en partie d’un texte publié dans le magazine politique allemand “Die Brücke”:

    …non seulement il est impossible de se moquer de Mahomet puisqu’il n’a jamais existé [cf “Vom Koran zum Islam”, Schiler Verlag Berlin 2009, p. 143 et aussi st surtout “Die Entstehung einer Weltreligion IV”, Schiler Verlag, Berlin 2017, pp 851 sq], mais aussi de se moquer d’une “religion, l’islam”, puisque le mamoûnisme [= nom correct d’après le véritable fondateur, al-Ma’moûn, cf´p. 95 de “Vom Koran zum Islam”, Schiler Verlag, Berlin 2009] n’est pas une religion. Et pour ce qui est d’éventuelles “insultes” [… tiens, à propos, le qor’ân ne parle-t-il pas des musulmans comme “the best of people” (3:110)? — ce qui correspondait chez les nazis aux “Herrenmenschen”], il est tout à fait évident que les seuls à être insultés dans l’affaire, c’est bien nous, les kafirs càd les “singes” (2:65), les “cochons” (5:60), les “ânes” (74:50), les “chiens” (7:176) et les “bestiaux” (7:179), càd exactement ce que les “Herrenmenschen” les nazis, appelaient “Untermenschen” Dans le quotidien, c’est le “voile islamique” (24:31) qui fait fonction bien qu’il ne soit “aucunement un devoir coranique” (lettre du 21/6/1989 par l’imam de la mosquée de Bruxelles); par ailleurs, Luxenberg traduit 24:31 par “qu’elles s’attachent leur ceinture autour de la taille” (article “Le voile islamique”, dans “Cités”, Presses Universitaires de France, Paris 3/2004). Tout en étant donc une grossière erreur et par-dessus le marché “non-islamique”, reste qu’il est une insulte – assortie d’une menace – à tout non-musulman, puisqu’il proclame haut et fort que sa porteuse c.à.d. son clan s’identifie à une idéologie totalitaire et anti-démocratique qui non seulement traite les non-musulmans d’”ânes”, de “singes”, de “cochons”, de “chiens” et de “bestiaux” mais qui selon 2:191-193, enjoint de tuer les infidèles “partout où vous les trouverez” [la taqiyya devant en attendant, là où ce n’est pas (encore) possible, mettre de la poudre aux yeux des “politiciens”, des ignares et des naïfs]. Que par ailleurs ces insultes, tout à fait anti-démocratiques et anti-constitutionnelles est-il besoin de le dire, soient codifiées dans un livre “saint” n’a aucune importance au regard de la législation ad-hoc qu’on voudrait bien voir mise en oeuvre, à la fin.

    “Anti-démocratiques et anti-constitutionnel(le)s”: cela ne vaut manifestement pas que pour le(s) seul(s) magasin(s) incriminé(s).

    A la question de savoir si “la législation ad-hoc qu’on voudrait bien voir mise en oeuvre, à la fin” est encore d’application, il convient de répondre par NON. Voilà pourquoi:

    “Les régimes totalitaires du siècle passé ont tenu grâce à la délation. Tenir des propos hostiles, y compris en privé, dans sa famille, à l’école ou sur le lieu de son travail, au régime nazi ou au régime communiste pouvait conduire à perdre son emploi ou à aller en camp de rééducation. Le régime politiquement correct de Macron s’est inspiré de ces exemples nazis et soviétiques. Le premier ministre a profité de la torpeur de l’été pour publier, le 5 août 2017, un chef-d’œuvre de texte liberticide. — Il prévoit pour toute personne – sur simple condamnation contraventionnelle – la possibilité d’être condamné à un ‘stage de citoyenneté’, terme de novlangue pour désigner une action de rééducation. Et ce pour de simples propos privés. Sur simple dénonciation”, https://www.polemia.com/les-mal-pensants-en-camp-de-reeducation/, voir aussi https://www.polemia.com/pourquoi-la-liberte-dexpression-est-un-conte-de-fees/. Macron oublie que ce n’est pas la parole admise par les puissants qui a besoin de protection, mais l’autre. “I disapprove of what you say, but I will defend to the dead your right to say it // Je désapprouve ce que vous dites, mais je défendrai jusqu’à la mort votre droit de le dire” [Evelyn Beatrice Hall (S.G. Tallentyre), résumant la position de Voltaire sur le sujet]. Cependant et en soi, rien de bien nouveau en politique française: “Henri Queuille, prototype du notable radical à l’ancienne (…): ‘La politique n’est pas l’art de régler les problèmes mais l’art de faire taire ceux qui les posent’.” (Eric Roussel, “De Gaulle”, folio biographies Gallimard, Paris 2008, p. 165). D’une manière plus générale, Hannah Arendt avait observé, en parlant (en 1958) “von dem Geschrei des Gesindels und dem Gezänk der Fanatiker / des clameurs de la racaille et des querelles des fanatiques”, que “(…) presqu’à sa naissance, le système des partis fut discrédité en Europe” [dans: “In der Gegenwart – Übungen im politischen Denken II”, Piper Verlag GmbH, München, 2. Auflage April 2017 p.108-9].

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