Et si Malte devenait la plus grande plateforme en Europe d’échange de cryptomonnaies ?

La petite île méditerranéenne dispose d’une législation pro-blockchain et cryptomonnaie particulièrement avantageuse actuellement. De cette façon, elle espère devenir une place forte de ces technologies dans les quelques années à venir. Preuve de sa puissance en devenir, la société Binance a déménagé son siège social à Malte. 

Avec la montée en puissance du Bitcoin et autres cryptomonnaies, de plus en plus de pays se penchent sur ces technologies. Certains les interdisent, d’autres les règlementent. Et puis il y a Malte qui veut être « crypto-friendly ».

Malte ou la « Blockchain Island »

C’est une nouvelle qui n’a pas dû passer inaperçue dans le domaine des cryptomonnaies. La société d’échanges Binance a installé son siège social à Malte la semaine dernière. Avec un volume d’échange de 1,7 milliard de dollars par jour, il s’agit tout simplement du plus gros marché mondial de cryptomonnaie.

Au total, ce sont plus de 200 personnes qui vont être employées pour établir pleinement la société dans son nouveau fief. Ce déplacement a été rendu possible par l’attitude des autorités financières maltaises. 

Il s’agit d’un vote de confiance clair dans notre pays et le travail effectué dans ce secteur, principalement par la dernière politique lancée pour offrir un cadre réglementaire des opérations de DLT. Il est évident que Malte est devenue une référence naturelle sur la scène internationale et des entreprises telles que Binance continueront à se tourner vers Malte afin d’étendre leurs activités ou d’établir une base. La présence de Binance à Malte soutient notre vision, celle de faire de Malte  » l’île Blockchain Island

Silvio Schembri, secrétaire parlementaire de Malte pour les services financiers, l’économie numérique et l’innovation

Et si la France restait sur à quai ?

L’attitude et la réussite maltaise pourrait donner des idées à d’autres contrées. Les responsables de Binance ont d’ailleurs expliqué avoir finalement choisi Malte après avoir étudié les possibilités offertes dans d’autres pays. 

D’ailleurs, le Japon et la Corée du Sud seraient en passe de légaliser les ICO.

Du côté du gouvernement français, on ne semblait que goûter faiblement au fort engouement que suscitent les cryptomonnaies en janvier dernier. Bruno Le Maire avait annocé le lancement d’une mission sur les cryptoactifs menée par Jean-Pierre Landau. Seulement, ce dernier se montre assez réticent face aux cryptomonnaies. Dans sa ligne de mire, on retrouve en priorité les risques liés à la spéculation. Pour autant, Bruno Le Maire reste lui assez optimiste concernant la technologie blockchain. Il avait d’ailleurs pris une ordonnance autorisant son emploi pour l’échange de certains titres financiers. 

A l’issu du G20, la donne aurait néanmoins changé. Via Twitter, Bruno Le Maire affirmait que « nous ne manquerons pas la révolution Blockchain. La France veut être une force de proposition pour construire le monde de demain. En ce qui concerne les Initial Coin Offering (ICO), le ministre des finances français voudrait développer un cadre juridique efficace.« 

Nous sommes d’accord que les crypto-monnaies peuvent être très intéressantes pour tout le monde. Et nous sommes – évidemment – en faveur de la technologie blockchain, qui peut fournir un très bon support aux actifs financiers en Europe et partout dans le monde. Toutefois, nous voulons que ces technologies soient sécurisées et nous devons donc définir des mesures très claires pour leur régulation.

Pas sûr pour autant que ces paroles soient suivis d’actes. En effet, le gouvernement ne compte pas, à l’inverse de Malte, faire évoluer sa législation fiscale avant la prochaine loi de finances, soit pas avant 2019 ! D’ici là, il se pourrait bien que l’hexagone se fasse doubler par plusieurs de ses concurrents dans le domaine. 

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