Il faut un contrat d’embauche spécial startups

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Cet article est initialement paru sur la Revue du Digital, selon la signature de Jean-Pierre Blettner.

Les startups créent des emplois. Et même si certaines doivent à un moment réduire la voilure, et licencier du monde, elles peuvent redémarrer tout aussi rapidement et devoir de nouveau embaucher. Au global, la courbe de création d’emplois est positive. C’est ce que souligne Olivier Mathiot, co-fondateur de France Digitale Day, entrepreneur et DG de PriceMinister.

Montées et descentes brutales

Conséquence, la France doit disposer d’un contrat d’embauche taillé pour ce genre de montées et de descentes brutales qui se succèdent dans la vie d’une startup. C’est ce pour quoi plaide Olivier Mathiot. il faut pouvoir alléger les équipes puis réembaucher rapidement.

Les startupers ne sont pas des méchants patrons qui veulent préserver leurs marges en virant du monde. Ils sont fiers des emplois qu’ils créent. La France ne doit plus être un pays où les investisseurs étrangers pensent que l’on ne peut pas licencier les gens,” ajoute-t-il.

Il a pris la parole le 28 septembre, à la veille de l’ouverture de la 4ème édition de France Digitale Day qui attend 2500 personnes à la Villette ce jeudi 29 septembre en réunissant investisseurs et startups dans tous les secteurs d’activité : e-commerce, digital, santé, etc. Il s’agit de la 4ème édition de France Digitale Day, seul club qui réunit à la fois des entrepreneurs et des investisseurs.

Les éclaireurs du grand chambardement numérique

Nous sommes des éclaireurs, des chevau-légers du grand chambardement numérique, ou ce que l’on appelle la transformation digitale, nous sommes en première ligne pour alerter et informer,” pointe pour sa part Jean-David Chamboredon, président d’ISAI fond d’investissement leader en France qui a financé notamment le démarrage de Blablacar. Dès lors, France Digitale Day 2016 ce jeudi parle du futur du travail, de l’argent, de l’éducation et de l’humanité.

jean-marc-ayrault-bf2Il s’agit des robots logiciels, de savoir apprendre à apprendre notamment pour se former au Web un secteur qui ne connaît pas le chômage, et de libérer les investissements en France, où l’on investit toutes proportions gardées dix fois moins qu’aux Etats Unis,” s’insurge Jean David Chamboredon. “On a peu de chances de gagner si on veut construire des digues et des lignes Maginot,” souligne-t-il.

Les deux co-fondateurs sont intervenus sous les ors du ministère des affaires étrangères, au 37 quai d’Orsay, devant Jean Marc Ayrault, ministre  des affaires étrangères qui a indiqué avoir bien entendu la demande de cette flexibilité de l’emploi mais qui insiste pour sa part sur le fait de préserver la protection sociale de chacun.

Je rêvais d’un autre monde

france-digitale-day-2-bf2La soirée s’est achevée par un concert de rock assuré notamment par Frédéric Mazella, patron de Blablacar et Ludovic Le Moan, patron de Sigfox, deux réussites exceptionnelles parmi les startups françaises. Le titre était “Je rêvais d’un autre monde,” en écho aux propos d’Olivier Mathiot et de Jean-David Chamboredon.

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