Le fonds d’insertion des personnes handicapées donne l’alerte sur son budget

Récemment, le Fonds pour l'insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP) a annoncé être contraint de réduire son budget, en raison d'un manque de contributions.

Mauvaise nouvelle pour les handicapés de la fonction publique, le budget de leur fonds d'investissement se voit réduire de 40 millions d'euros. Géré par la Caisse des dépôts, ce fonds est entièrement financé par les contribution des employeurs publics, qui n'atteignent pas les 6% de personnes en situation de handicap dans leur établissement. Le FIPHFP propose ainsi des formations et des postes adaptés  aux personnes handicapées, pour favoriser le maintien de l'emploi.

Le budget du fonds est affaibli à cause d'un manque de contributions 

En 2016, l'organisme français a investi 157 millions d'euros, permettant un taux d'emploi dans la fonction publique "historiquement élevé" de 5,2%, soit plus de 230 000 personnes. Il y a 10 ans, à la création du fonds, ce taux était de 3,74%, preuve de son bon fonctionnement. Malheureusement, les contributions reçues sur la période 2016 n'ont pas été à la hauteur, avec 132 millions d'euros récoltés. Des chiffres qui plonge le  FIPHFP dans un déficit de 25 millions d'euros. Un coup dur pour l'organisme français  contraint de revoir son budget à la baisse, afin de garantir le maintien du fonds pour les trois prochaines années...

Le 20 Septembre dernier, Edouard Philippe a reçu ses ministres pour le premier Comité interministériel du handicap pour le quinquennat Macron. Le Premier ministre a constaté un bilan insatisfaisant, concernant l'accès à l'emploi des handicapés. Mais la question du budget n'a pas été abordée. Quelques 500 000 travailleurs en situation de handicap sont inscrits à Pôle emploi. Ils sont deux fois plus au chômage que la reste de la population.

La direction du FIPHFP indique que seule une contribution de 15 euros par agent financerait le maintien dans l’emploi sur 10 ou 15 ans des bénéficiaires du FIPHFP, souhaitant ainsi limiter le financement par l’Etat.

Il n’est pas possible de demander aux agents des fonctions publiques cette contribution supplémentaire. L’Etat a en effet déjà ponctionné trois fois 29 millions d’euros sur le FIPHFP et le même montant sur l’AGEFIPH pour couvrir d’autres besoins de financement et d’autres politiques publiques que le handicap, selon la confédération française de l'encadrement (CFE-CGC)

La CFE-CGC attend ainsi des mesures concrètes et une vraie prise en compte du handicap dans le monde du travail. 

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