Fortune : Ali Khamenei plus fort que Bill Gates ?

(CC) Mostafameraji

Oui à n’en pas douter ! Selon l’agence Reuters, la fortune du guide suprême Iranien Ali Khamenei est évaluée à 95 milliards de dollars, dépassant celle de Bille Gates de 15 milliards.

Et là tout comme moi, vous trouvez bizarre que le classement Forbes des 20 premières fortunes mondiales ne mentionne en fait aucun des milliardaires suivants : La famille Saoud, Arabie Saoudite, 200/240 $Mds. Vladimir Poutine, Russie, 200 Mds. Kim Jong un, Corée du Nord, 170 $ Mds. Ali Saleh, Yemen, 125 $Mds. En leur temps Kadhafi et Escobar, 180 et 155 Mds. El Assad, Syrie, 120 Mds. Moubarak, Egypte, 70 Mds… 

Peut-être parce qu’aucun de ces respectables messieurs n’est un homme d’affaires ? Peut-être parce que Forbes préfère se référer à ce qui est officiel et vérifiable ? En un mot honnêtement gagné ! Finalement on pourra retenir que chacun de ces grands démocrates, s’il n’a pas la bosse des maths a au moins celui de la politique et sait fleurer les bonnes affaires.

Saisies et confiscations

95 milliards de dollars, environ 71 milliards d’euros… le chiffre a de quoi laisser rêveur…

Au départ une bonne idée de son prédécesseur qui créa la Setad, une organisation qui devait aider les orphelins et les anciens combattants et n’était censée exister que pendant deux années. Reprenant l’idée à son compte, Ali Khamenei n’eut de cesse de l’améliorer.

25 ans plus tard, l’organisation est devenue une vache à lait qui contrôle toutes les activités économiques de la finance, du pétrole ou des télécommunications Iraniennes. Elle opère indépendamment du parlement et du budget national, ce qui la protège des luttes de pouvoir internes de la République islamique.

Ainsi donc la technique de l’ayatollah Khamenei, qui occupe la charge de Guide suprême de la Révolution islamique – le poste le plus élevé dans la hiérarchie de la République islamique d’Iran – est fort simple… Confiscation systématiquement de milliers de biens appartenant à des Iraniens, qu’ils soient chiites, religieux, hommes d’affaires ou membres de la diaspora.

Le « siège pour l’exécution des ordres de l’imam »

Le nom en persan est « Setad Ejraiye Farmane Hazrate Emam », qui veut dire « Siège pour l’exécution des ordres de l’imam ».

Au fil des ans, le guide, les juges et le parlement ont émis une série de décrets bureaucratiques, de décisions judiciaires ou constitutionnelles qui ont renforcé ses prérogatives. Aucun organe de supervision ne peut remettre en cause les parts dans des dizaines d’entreprises publiques ou privées que possède Setad.

Reuters démontre que Setad a amassé un gigantesque portefeuille immobilier devant les tribunaux, arguant que ces propriétés avaient été abandonnées.

L’organisation a le droit de saisie au nom du guide suprême, et vend ses rapines aux enchères ou en faisant chanter les propriétaires d’origine.

Le trésor américain charge Setad.

Récemment le Trésor américain est monté au créneau contre la Setad :

« C’est une vaste organisation de sociétés-écrans masquant des actifs pour le compte des dirigeants iraniens ».

Il aura fallu 25 ans aux Etats-Unis pour ouvrir les yeux… N’y a-t-il pas là matière à sourire ?

Mais pourrait-on rire aux éclats aux déclarations des dirigeants Iraniens qui menacent d’attaquer les USA en diffamation !!!

« Setad réfute les allégations du Trésor américain et va engager un conseil aux Etats-Unis pour traiter cette question… Toute action de la part du Trésor pourrait influer sur notre litige aux Etats-Unis et nuire à notre position, ce dont nous vous tiendrons pour responsable… Vos conclusions sont parcellaires et sans aucun fondement… Elles sont inexactes et éloignées de la réalité ! »

Peut-être a-t-il raison ? Peut-être que c’est beaucoup plus que ce qu’on pense ?! Le montant total des avoirs de Setad est difficile à évaluer en raison de l’opacité de ses comptes.

Reuters évalue à 52 $milliards de biens immobiliers et 43 $milliards de parts d’entreprises.

Rappelons que l’Iran est à 80% Chiite. Qu’il est un des principaux soutient du Hamas. Que les récents accords contre le nucléaire Iranien ont fait grimper la dette Iranienne de 900%.

Comment ne pas trouver légitime finalement en ces temps difficiles de mettre un peu d’argent de côté ?

Pour la bonne bouche, selon l’article 14 de la constitution iranienne et conformément au Coran « Dieu ne vous interdit pas de traiter avec bonté et droiture ceux qui n’ont pas lutté contre vous en raison de votre religion et qui ne vous ont pas expulsés de vos logements »…

Y a-t-il un propriétaire spolié dans la salle ?

Le gouvernement se doit donc de respecter les droits humains des non-musulmans, tant qu’ils ne conspirent pas contre l’islam ou la République islamique d’Iran. C’est sans doute pour cette raison qu’en 1993 le Majles (le parlement) a adopté une loi rendant obligatoire la mention de la religion sur les cartes d’identité… Pour être sûr que les comploteurs seraient vite cernés !

Une mesure, de fait, évinçant les chrétiens des services publics, des écoles, de l’armée et d’autres institutions de l’État.

Ploutocratie Oligarchiques.

Nous voici donc confrontés, mais ce n’est pas nouveau à une Ploutocratie d’Oligarques qui dirige le monde pour y faire fortune tout en imposant au vulgum pecus l’endettement qui appauvrit lentement mais sûrement toute les nations.

Nous en reparlerons la semaine prochaine, quand sur le chemin du restaurant de la plage vous y regarderez à deux fois avant d’y entrer en famille pour dépenser l’argent que vous avez gagné à la sueur de votre front…

En conclusion il me revient en mémoire un texte d’Ernest Renan, prononcé lors d’une conférence à la Sorbonne en 1882 et qui résume selon moi, ce que devrait être une Nation et à fortiori ses dirigeants : « Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis. L’homme, Messieurs, ne s’improvise pas. La nation, comme l’individu, est l’aboutissant d’un long passé d’efforts, de sacrifices et de dévouements. Le culte des ancêtres est de tous le plus légitime ; les ancêtres nous ont faits ce que nous sommes. Un passé héroïque, des grands hommes, de la gloire (j’entends de la véritable), voilà le capital social sur lequel on assied une idée nationale. Avoir des gloires communes dans la passé, une volonté commune dans le présent ; avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore, voilà les conditions essentielles pour être un peuple. On aime en proportion des sacrifices qu’on a consentis, des maux qu’on a soufferts. On aime la maison qu’on a bâtie et qu’on transmet. Le chant spartiate : «Nous sommes ce que vous fûtes ; nous serons ce que vous êtes» est dans sa simplicité l’hymne abrégé de toute patrie…

 

Je souhaite bonnes vacances aux Juilletistes !

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