France : Le salafisme… Bientôt considéré comme une secte ? 2° partie…

Pour lutter contre le salafisme,  M. Bernard CAZEAU, présentait Lundi 9 juillet, le rapport de la commission d’enquête sénatoriale sur l’évolution de la menace terroriste après la chute de l’État islamique. Voici la 2° partie de notre synthèse. Lisez aussi : 1ère partie.

Des prêches de plus en plus virulents…

C’est le constat que font encore les services de renseignement. Le salafisme est très loin des valeurs et des lois de la République française et condamne la démocratie et la musique par exemple…

Même si cette mouvance est largement minoritaire au sein de l’islam de France, 5% des musulmans fréquentent des mosquées, les lieux de culte salafistes sont de plus en plus nombreux et ont augmenté de 1970% entre 2010 et 2016.

Hélas tous les lieux de culte ne sont pas identifiés, dit la note des RT :

« Ils sont souvent hébergés dans des appartements, des maisons, des boutiques fermées, des gymnases, voire des garages ou des caves… Les jours de grande affluence, les prières peuvent se faire dans la rue entravant la circulation automobile et posant des problèmes de sécurité ».

Elle stipule encore que les salafistes s’emparent des mosquées dites traditionnelles pour délivrer des prêches virulents.

À Ecquevilly (78) les pratiquantes non voilées sont  comparées à :

« des femmes d’un soir, dénuées de toute pudeur qui assouvissent le plaisir des loups ».

A Brest (29), les imams assurent aux enfants qu’ils risquent de se transformer en singe ou en porc s’ils écoutent de la musique…

De quoi émouvoir, voire inquiéter les sénateurs !

Ainsi donc, le groupe Union centriste a demandé, le 11 janvier 2018, la constitution d’une commission d’enquête sur l’organisation et les moyens des services de l’État pour faire face à l’évolution de la menace terroriste après la chute de l’État islamique.

La proposition de résolution tendant à la création de cette commission d’enquête relève que :

« de 2012 à 2017, après avoir été très durement éprouvée par le terrorisme islamiste. Le niveau de la menace en France demeure toujours extrêmement préoccupant à tel point que cette menace est devenue « la première préoccupation des Français ».

Elle considère également que

« le visage du terrorisme islamiste a changé » :

A des cellules terroristes projetées depuis l’extérieur, s’ajoute un risque endogène constitué essentiellement de ressortissants français radicalisés.

« Nous combattons un ennemi intérieur »

fait observer la proposition de résolution, qui accorde une attention particulière à ces Français partis, dès 2012, sur le théâtre d’opérations syro-irakien pour rejoindre l’organisation État islamique, et y mener le djihad :

« Ils ont agi le plus souvent, contre les intérêts de leur pays, voire participé à l’organisation d’attentats particulièrement meurtriers qui ont touché l’Europe et au-delà ».

Salafistes… Le retour au pays !

Certains de ces djihadistes reviennent en France – on parle de returnees – et constituent une menace à prendre au sérieux. A la fois pour le risque d’attaques terroristes et pour la « référence » qu’ils constituent pour des individus radicalisés ou en voie de radicalisation, qu’ils se trouvent en prison, ou non.

Car on sait désormais, depuis la mise en place d’une véritable cellule de renseignement pénitentiaire, que plus de 1 100 détenus de droit commun sont considérés comme radicalisés.

Après la défaite militaire infligée par la coalition internationale, le groupe Union centriste s’interroge sur l’efficacité des mesures prises par les pouvoirs publics pour lutter durablement contre le terrorisme islamique qui par le passé a démontré de réelles capacités d’adaptation.

La chute de Daech signifie-t-elle la fin de la menace salafiste ?

Pour répondre à cette question, la proposition de résolution invite à évaluer l’organisation et les moyens des services de l’État pour faire face à l’évolution de cette menace, en mentionnant plus particulièrement les forces de sécurité intérieure, les services judiciaires, pénitentiaires et les circuits financiers clandestins (Tracfin).

Ces questions avaient déjà fait l’objet de travaux antérieurs du Sénat. Quelles sont les évolutions intervenues depuis lors, à la fois au niveau de la menace et des mesures prises et dispositifs mis en place pour la réduire ?

A suivre…

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