La France très au-dessus du déficit public moyen de l’Union

Nouvelle semaine, nouveaux chiffres clés à analyser. Et pour aujourd’hui, regardons de plus près le déficit public français. D’après l’Eurostat, celui-ci dépasse de 1,4% la moyenne de la zone euro en 2015. Plus concrètement, la France fait partie des pays qui dépassent la barre des 3% en Europe et dont la part de la dette publique par rapport au PIB a augmenté, alors qu’elle a reculé pour l’Europe. Décryptage.

Un déficit public dégressif depuis 4 ans pour l’Europe

De 2012 à 2015, le déficit public de l’Europe a progressivement reculé aussi bien dans la zone euro que dans l’UE28 :

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D’après ce tableau, le déficit public est passé de -2,6% en 2014 à 2,1% en 2015 dans l’UE19, et s’est contracté de 1,5% en 3 ans. La part de la dette publique sur le PIB a également reculé, passant de 92% à 90,4% du PIB, bien qu’elle ait augmenté en valeur.

On remarque aussi une balance excédentaire au Luxembourg (+1,6%), en Allemagne (+0,7%) ou encore en Suède (+0,2%). Mauvaise nouvelle cependant du côté de l’Espagne (-5,1%) et de la Grèce (-7,5%), car ils restent les pays les plus déficitaires. Toutes ces données n’ont pas changé depuis avril 2016, sauf pour la dette publique qui a flanché après les révisions de l’Eurostat.

Un gouvernement de plus en plus endetté en France

-3,5% de déficit public pour la France…

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En 2015, la France dépasse de 0,5% l’objectif de déficit défini par les « critères de convergence » de l’Union économique et monétaire (UEM) dans le cadre du traité de Maastricht. Elle est également dans le rouge côté dette publique, dans la mesure où celle-ci atteint 96,2% du PIB alors qu’elle n’était qu’à 89,5% du PIB en 2012. Le déficit a progressivement diminué en 4 ans, mais parallèlement, la dette publique n’a cessé d’étouffer le budget de l’État.

Dans le cadre du PLF 2017, le dernier du quinquennat, Bercy prévoit 3,3% de déficit en 2016 et 2,7% en 2017, des chiffres que le Haut conseil des finances publiques (HCFP) met pourtant en doute. Soucieux de véhiculer une image positive à la veille des élections présidentielles, l’État n’a effectivement d’yeux que pour le déficit, quitte à formuler des objectifs inatteignables, à noyer le pays dans la dette et à poursuivre sa politique de pression fiscale.

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