Gramatik, le dj slovène qui promeut les cryptomonnaies

Les cryptomonnaies continuent leur développement et leur intégration dans la société. Et leurs porte-paroles se multiplient. Très au fait des nouvelles technologies, le beatmaker Gramatik en est un parfait exemple par ses créations. 

Dans le milieu musical, Gramatik, de son vrai nom Denis Jasarevic est un ovni. Présent depuis plus d’une décennie derrière son contrôleur MIDI, il multiplie les EP et les albums. De la même façon qu’il change de casquette à chacun de ses shows (littéralement), le beatmaker glisse facilement d’une influence à l’autre : du funk, du hip/hop, de la dubstep ou encore du jazz ou de la soul. 

Deux choses demeurent chez l’artiste : son penchant pour les nouvelles technologies et son désir de voir les pouvoirs politiques embrasser la décentralisation. 

Un DJ crypto-friendly

Gramatik n’a jamais caché son attirance pour les cryptomonnaies et la technologies blockchain. Pour preuve, ses albums sont remplis de références à ce qu’Eric Woerth appelle « les Bitcoins en tous genres. »

Dans album « Epigram » sorti en 2016, la référence est plus qu’explicite puisque le deuxième titre, en featuring avec les rappeurs ProbCause et Adrian Lau, s’appelle « Satoshi Nakamoto », du nom de l’inventeur de la plus célèbre des cryptomonnaies. Et sans surprise, il s’agit d’un éloge aux cryptos sur un son qui mélange funk et hip/hop. 

Mais le 24 juin dernier, le DJ Slovène réitérait l’expérience en publiant le clip de « Future Crypto« . Visuellement très réussi, le clip met en scène les grandes révolutions financières et monétaires qu’a subi la société. Jusqu’à une dernière partie qui montre le développement d’une nouvelle idéologie, allant à contre-courant des processus financiers traditionnels. Cette mentalité « pirate » est incarnée par les cryptomonnaies.

Une cryptomonnaie pour ne pas dépendre des maisons de disques

Gramatik est un artiste qui tient à son indépendance et à « faire ce qu’il veut« . Il est d’ailleurs l’un des seuls artistes au monde à avoir mis sa discographie intégralement gratuite en ligne. Il suffit pour ça, de se rendre sur son site et de télécharger le ou les albums voulus. 

Désireux de représenter une idéologie alternative, où rien ne dépendrait des circuits traditionnels que ce soit sa musique ou encore l’argent, il lançait, fin novembre 2017, sa propre cryptomonnaie : le GRMTK. Lors de son ICO, il lâchait 25 millions de tokens. Les fonds collectés seront utilisés par Gramatik et son équipe pour financer les phases de création du projet musical, d’enregistrement des clips vidéo, de tests et de commercialisation.

J’aimerais me libérer de toute cette bureaucratie associée à la diffusion de la musique sur internet. Nous vivons dans un monde dominé par les banques et les grands groupes… la technologie blockchain me donne confiance dans l’avenir.

Gramatik

Conscient que la rétention et la spéculation sur les cryptomonnaies existent, Gramatik souhaitait défendre une vraie utilisation de ces jetons. Il demandait aux investisseurs de ne pas « acheter les jetons dans le but spéculer dessus. Ce n’est pas le but de ce projet et je ne garantis pas la valeur commerciale future des jetons. » 

Sa cryptomonnaie est utilisable sur la plateforme SingularDTV. « J’attendais la naissance d’une plateforme comme SingularDTV qui utilise la technologie blockchain pour me séparer des intermédiaires. Je veux juste sortir ma propre musique, quand je le souhaite, selon mes propres termes. Je voulais me débarrasser de toute cette bureaucratie. Je veux juste faire de la musique et vivre dans un monde qui n’est pas possédé par les banques et les corporations. La technologie blockchain est à peu près la seule chose qui me donne de l’espoir pour le futur.”

En achetant des GRMTK, il était alors possible de devenir propriétaire d’une partie de la propriété intellectuelle de l’artiste et donc de recevoir les royalties qui y étaient liées. 

Autant vous le dire tout de suite, il n’est plus possible d’acheter des GRMTK. Néanmoins, cela montre que les cryptomonnaies sont de plus en plus acceptées par le grand public. 

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