Impôts prélevés à la source : entre grogne et inquiétude !

A six mois du premier prélèvement à la source, petits patrons, particuliers, retraités… C’est la grogne généralisée ?

 « Nous refusons de collecter l’impôt sur le revenu » 

déclaration de la Capeb (représentant les artisans du bâtiment) au journal le parisien.

« Nous refusons de nous immiscer dans la vie privée de nos salariés et d’y consacrer une semaine de paperasse par an. Nous voulons faire avancer nos chantiers, laissez-nous travailler ! »

a ajouté le mouvement patronal dans une « lettre ouverte » au gouvernement.

« On voit l’échéance se rapprocher. Et on est loin d’être rassurés »

témoigne à l’AFP Claudine Villaume, cogérante d’une PME Ariègeoise, qui redoute que l’impôt à la source ne soit une source de conflits.

« Dans les petites entreprises, l’interlocuteur des salariés, c’est le patron. Quand les salariés vont voir leur salaire baisser, c’est forcément vers lui qu’ils vont se tourner », s’inquiète-t-elle.

 

On entend pêle-mêle les artisans, commerçants ou professions libérales qui n’ont ni DRH, ni fiscaliste à leur disposition, dire qu’ils ne veulent pas à se transformer en percepteur, surtout en l’absence de compensation financière… Que la réforme va coûter un milliard d’euros pour les entreprises en 2019.

 

Bercy conteste ce chiffre et tente de rassurer :

 » Les frais supplémentaires seront limités : pour les TPE/PME, 26 à 50 € par salarié lors de la mise en œuvre, puis en phase pérenne 3 à 4 € par an et par salarié ».

Et Gérald Darmanin d’ajouter :

« Il ne faut pas crier avant d’avoir mal. Regardez le bug de l’an 2000. On prophétisait un cataclysme. Et puis on s’est levé le 1er janvier et tout allait bien »

a assuré le locataire de Bercy au Parisien. Qui entend bien le cri du cœur et celui du portefeuille de ceux qui réclament des compensations financières !

« Il n’en est pas question »

a-t-il conclut !

A ce jour, les contribuables ne se sont pas précipités sur le taux «neutre » alors que la confidentialité vis-à-vis de l’employeur est la crainte la plus souvent exprimée dans les sondages. Les premières remontées de la campagne de déclaration d’impôt sur le revenu montrent pourtant que peu de ménages ont refusé de transmettre leur taux d’imposition à leur employeur. Selon un communiqué de Bercy, seuls 1,3% des déclarants en ligne ont choisi le taux « neutre », un barème forfaitaire…

 

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