Insultes, crachats, agressions… le nombre de violences contre les pompiers explose !

Le nombre de pompiers victimes d’agression pendant une intervention ne cesse d’augmenter : +18% en 2016. De son côté, le gouvernement tarde à régler la situation. 

Les nerfs sont tendus. Le 5 novembre dernier, les sapeurs-pompiers du SDMIS (Service départemental-métropolitain d’incendie et de secours) faisaient paraître une note dans laquelle ils apportaient tout leur soutien à leurs collègues qui sont intervenus à Vénissieux près de Lyon. Tombés dans un guet-apens, ils reçoivent des jets de pierre et un cocktail molotov. Des pièges qui tendent à se généraliser d’après le dernier rapport de l’Observatoire National de la Délinquance et des Réponses Pénales (ONRP).

+17,6% d’agressions en un an

La statistique est peu reluisante. En 2016, ce sont 2 280 sapeurs-pompiers qui déclaraient avoir été victime d’une agression au cours d’une intervention. En 2015, ils étaient déjà 1 939. Les régions qui recensent le plus d’incidents sont la Nouvelle-Aquitaine avec 406 cas (8% des interventions se font avec des violences), les Hauts-de-France avec 366 agressions et l’Auvergne-Rhône-Alpes avec 301 violences. 

Une réponse qui tarde à venir

Il n’est donc plus rare de voir les sapeurs-pompiers être escortés par des brigades policières lors de leurs sorties. Mais ce procédé n’est pas viable car il rallonge considérablement les délais d’intervention. Le problème est majeur mais ce n’est pas l’intervention du ministre de l’Intérieur sur la situation des pompiers à Nîmes, qui va rassurer ceux de tout le territoire. 

Proportionnellement au nombre d’interventions effectuées, c’est l’Île-de-France  qui remporte la palme. 19,5% de leur 883 792 interventions (plus grand nombre d’interventions en France) ont été le théâtre de violences. A l’inverse, c’est la région Auvergne-Rhône-Alpes qui concentre le plus d’agressions par rapport à son effectif total de sapeurs-pompiers. En 2016, 15,1% des pompiers affectés à cette zone ont subi une attaque.

Car après avoir caractérisé les agresseurs comme des terroristes, aucune solution n’a pour le moment été trouvée. Pire, les coupes budgétaires dans ces services sous pression ont tendance à se multiplier. Et pendant que les discussions restent stériles, les agressions continuent et les délais d’intervention s’allongent de plus de plus. Quand on sait que chaque minute compte lors d’un arrêt cardiaque, on ne peut que se consterner de la lenteur de nos hommes politiques. 

Entre le stress, le manque de moyen et de sécurité, et le surmenage, le taux de suicide chez les pompiers est plus élevé que la moyenne des français. 

Source : France Info

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