Jean-Jacques Bridey, le député LaREM en charge des questions de défense qui explosait les notes de frais

Député, président de la commission défense à l’Assemblée Nationale, ex-maire de Fresnes et ex-président de la société d’économie mixte fresnoise, Jean-Jacques Bridey multipliait les casquettes mais aussi les repas. Un fait qui n’a pas échappé à Mediapart. 

Jean-Jacques Bridey était déjà visé par une enquête pour avoir indument cumulé les indemnités de ses différents mandats (on parle de 100 000€). Le député LaREM du Val-de-Marne était le maire de Fresnes, président d’agglomération. Aujourd’hui, il est encore président de la commission de la Défense à l’Assemblée nationale. 

Seulement, il a été épinglé mardi 29 octobre par Médiapart pour avoir laissé d’énormes notes de frais lorsqu’il quitta ses fonctions locales à l’été 2017. Alors qu’il était président de la Semaf, la société d’économie mixte fresnoise, le député n’aurait pas lésiné sur les frais de bouche.

2 000€ par mois intégralement remboursés

Mediapart a pu contacter sa successeure à la mairie de Fresnes et à la présidence de la Semaf, Marie Chavanon. L’élue confirme les frais de bouche pharaoniques de Jean-Jacques Bridey. Elle explique qu’entre 2015 et 2016, ce n’étaient pas moins de 50 000€ annuels qui étaient dévolus aux frais de réception, avec une importante part dédiée aux restaurants.

Le site d’information indique que « sur les seules années 2016 et 2017, ce ne sont en effet pas moins de 2 000 euros en moyenne qui ont été remboursés chaque mois à l’élu », avec notamment des « déjeuners et des dîners partagés en semaine comme le week-end, le plus souvent dans de bons restaurants de Fresnes, Rungis, voire dans des établissements parisiens de luxe. »

Contacté à son tour, Jean-Jacques Bridey assume et estime que tous ces frais étaient justifiés. Il explique aussi qu’ils étaient tous en lien avec la Semaf. Si la justification peut s’avérer, le député n’a pas souhaité communiquer les noms de ses accompagnateurs. On pourrait penser qu’il souhaite préserver leur anonymat mais l’élu a simplement déclaré qu’il ne s’en souvenait plus.

« Qui cherche à salir mon nom ? »

Suite à la parution de l’article de Mediapart, la réponse de Jean-Jacques Bridey ne s’est pas fait attendre. C’est par le biais d’un communiqué publié sur Twitter que le « Monsieur Défense » de l’Assemblée Nationale s’est exprimé, n’hésitant pas à qualifier l’article de calomnieux. 

Ces frais étaient liés à ma fonction de Président, les remboursements effectués en toute transparence et bien entendu ont pris fin avec la fin de mon mandat. 

Jean-Jacques Bridey

Réfutant toute ardoise laissée, Jean-Jacques Bridey préfère affirmer avoir laissé une « société en bonne santé financière dans les comptes sont largement bénéficiaires ont chaque année été certifiés par les expert-comptable et commissaire aux comptes. »

Mais loin de se satisfaire d’une attaque sur le contenu, le député revient aussi sur la forme que prend l’article. D’abord en vilipendant le faire que ses successeurs aient été contactés puis en critiquant le choix de l’illustration de l’article qui le montre aux côtés d’Emmanuel Macron et de la ministre des Armées.

Jean-Jacques Bridey conclut en affirmant qu’il « reste serein et tout autant combatif. » 

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Lire les articles précédents :
Palmarès des plus beaux redressements URSSAF pour des chèques-cadeaux d’entreprise

Les chèques-cadeaux d'entreprise sont, depuis les années 80, soumis à des redressements URSSAF tout à fait capricieux, et qui ont...

Fermer