Journalisme 2.0. : quand l’AFP fait une erreur, les médias sérieux la reprennent

L’AFP est l’un des relais privilégiés pour obtenir rapidement de l’information. Et quand une « coquille » se glisse dans un titre, ce sont de nombreux journaux nationaux qui la reprennent sans vérifier.

C’est la news de l’été qui fait sourire. Non, cette fois, on ne parlera pas de détournement d’argent, d’implosion des institutions publiques françaises ou encore de la volonté d’Emmanuel Macron de détruire le journalisme français.

Encore que…

La boulette de l’AFP

En pleine époque de la course à l’information, l’AFP apparaît comme un relais sûr, sérieux, dont les informations sont recoupées et vérifiées. Dès qu’elles sont publiées sur le fil d’actualité, il est, normalement, possible de reprendre ces informations tel quel. C’est par ce principe que le lecteur peut apercevoir sur certaines publications de quotidiens reconnus les mentions « AFP, écrit avec l’AFP, etc.« 

Seulement, ce système a aussi ses limites, comme on peut l’apercevoir sur les images ci-dessus. Les trois articles contiennent la mention « AFP ». On suppose donc qu’il s’agit de « copier-coller » assez basiques. Mais une petite erreur s’est glissée dans le titre. Vous l’avez ?

Evidemment, les 17 000 étudiants qui n’ont pas trouvé d’établissement secondaire pour les accueillir ne manquent pas d’affection, ni d’amour, mais bien d’affeCTAtion. Nuance.

A ce petit jeu, on voit que plusieurs médias sérieux se sont fait avoir : Europe 1, Cnews et BFMTV pour ne citer qu’eux. 

Serait-ce néanmoins suffisant pour repenser notre système de consommation de l’information ? Assez pour éviter « l’infobésité » et redonner sa noblesse au « slow journalism« , le journalisme qui prend son temps, qui se veut lent mais surtout de qualité ?

A vous de choisir…

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