La France est le 2e pays du monde le plus visé par les attaques informatiques

Le dernier rapport de l’entreprise F-Secure fait froid dans le dos. S’il montre que le nombre d’attaques à globalement diminué, il propose aussi que la France reste l’un des pays les plus visés du monde. Tout juste derrière les Etats-Unis.

Chaque semestre, la société F-Secure publie un rapport qui traite des attaques informatiques dans le monde. On y rend compte du nombre d’attaques, mais aussi de leur cible et de leur provenance. Première nouveauté dans le second semestre 2018 : le rapport précise que la majeure partie des attaques ne vient donc plus de Russie mais du Royaume-Uni ! La Russie dominait le classement depuis 2016.

Au total, au premier semestre 2018, les « pots-de-miels » (comprendre ordinateurs leurre dont le but est d’analyser les attaques informatiques et les comportements des hackeurs) du monde ont enregistré près de 231 millions d’attaques. Une baisse de près de 50% par rapport au 2e semestre 2017.

La France : une cible facile

Parmi les principaux pays ciblés par des attaques, on retrouve en première place les Etats-Unis qui ont subi 11 millions d’attaques en un seul semestre. Une donnée qui ne change que très rarement.

On retrouve la France sur la seconde marche du podium des pays qui subissent le plus d’attaques informatiques, à direction des entreprises, des institutions publiques ou encore des particuliers. En somme, l’hexagone a récence 6,4 millions d’attaques, ce qui est fait le pays européen le plus pris pour cible, devant les Pays-Bas (4,9 millions) et la République Tchèque (4,5 millions).

Mais plus étonnant encore, le rapport montre que la majeure partie des attaques viennent de pirates français : 2,8 millions d’attaques (44% du nombre total) qui ont ciblé la France ont été créées en France.

Alors, la France est-elle un pays qu’il est facile de piéger ? A priori, oui. Dernièrement, l’étude du cabinet PWC, qui portait sur 600 entreprises françaises, établissait que seulement 30% considéraient la cybersécurité comme un secteur prioritaire. Par ailleurs, seulement 20% des dirigeants estimaient que leur entreprise était capable de lutter efficacement contre une attaque informatique.

Le 3 octobre 2017, la Commission Européenne établissait qu’elle devait se doter de nouvelles compétences dans la lutte contre les cyberattaques. Mais aucune date n’avait été fixée quant à la constitution de cette nouvelle force. Les pirates ont donc encore de beaux jours devant eux…

Le rapport conclut, de toutes façons, en affirmant que ces derniers auront, quoi qu’il arrive, toujours une longueur d’avance sur les systèmes utilisés pour se protéger. On voit notamment se développer le « cryptojacking » (le vol de cryptomonnaies). « Parallèlement, des outils vieux comme le monde, comme le spam ou les arnaques à la romance, s’offrent une nouvelle jeunesse et opèrent un retour en force.« 

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