La France Insoumise, haut lieu d’arbitraire patronal

Le parti de Jean-Luc Mélenchon connait des mauvais jours. Caroline Fiat, députée La France Insoumise, est poursuivie aux prudhommes par son ancien attaché parlementaire.

Les parlementaires de la France Insoumise découvrent à leurs dépens la complexité du droit du travail qu’ils s’ingénient à nier. La députée Caroline Fiat, élue en juin dans la 6e circonscription de Meurthe-et-Moselle, est attaquée aux prudhommes de Nancy par son ancien attaché parlementaire. En cause, le CDI de ce dernier aurait été stoppé brutalement courant août. L’attaché parlementaire en question avait signé un contrat de travail type de l’Assemblée nationale, à la suite des élections législatives, pour s’occuper de la communication de Caroline Fiat. Problème, cette-dernière n’a rempli aucune information sur le contrat. Le plaignant a tout de même débuté son travail le 1er juillet, dans un climat de confiance. L’homme a été payé mais n’a jamais reçu de bulletins de salaires. Enfin, fin août, il apprend qu’il va être remplacé.

Le contrat n’est pas valable selon l’avocat du plaignant

La seule députée LFI de Lorraine, assure avoir mis fin à son contrat pendant la période d’essai. Mais l’avocat du plaignant, considère que le contrat de travail n’étant pas valable, il doit être requalifié en CDI à temps plein sans période d’essai. A ce titre, le licenciement n’aurait pas de cause réelle et sérieuse, comme l’exige la loi. En pleine mobilisation de La France Insoumise contre la réforme du Code du travail, qui simplifiera notamment les licenciements, cette affaire est la preuve faite, que le code du travail n’est pas aussi simple à appliquer que les députés de La France Insoumise le prétendent.

« Il n’y avait aucune information sur la rémunération, le temps de travail, le statut du salarié, le lieu de travail… Rien. Cela démontre une certaine impréparation. » Maître Thomas Hellenbrand, avocat de l’attaché parlementaire.

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