La ministre du Travail fait le point sur l’apprentissage en France

L'apprentissage permet une bonne insertion professionnelle. La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a fait le point sur cette formation avec l'objectif de la rendre plus attractive.

Le ministère du Travail a publié le point sur l'apprentissage en France. Cette formation accessible aux jeunes de 16 à 25 ans profitait à 420 000 d'entre eux pour l'année scolaire 2016-2017. Muriel Pénicaud souhaite faire de l'apprentissage une voie d'excellence pour tous les jeunes.

L'apprentissage augmente les chances de trouver un emploi

Parmi les chiffres clés de l'apprentissage en France, on retrouve le pourcentage d'apprentis ayant trouvé un emploi à la fin de leur formation. 70% d'entre eux sont en situation d'emploi 7 mois après la fin de leur apprentissage. Une belle porte d'entrée pour l'embauche des jeunes. De plus, les chefs d'entreprise ayant recours aux contrats d'apprentissage sont satisfaits de cette formation. Ce processus est bénéfique à l'étudiant qui va être formé sur le terrain, et à l'employeur qui voit l'effectif de son entreprise augmenter. D'après la ministre du Travail, 57% des entreprises qui ont eu un apprenti réembauchent un autre apprenti dans les deux ans qui suivent, et plus de 3/4 d'entre-elles estiment que le coût de l'apprentissage est compensé par sa valeur ajoutée.

Mais cette formation reste minoritaire en France

Malgré les embauches significatives à la fin d'un contrat d'apprentissage, le recours à cette formation reste faible en France. 7% des jeunes français sont en apprentissage contre 15% en Allemagne. C'est loin de l'objectif des 500 000 apprentis fixé par les gouvernements précédents. Muriel Pénicaud a déclaré à ce sujet :

"Les pays qui ont vaincu le chômage de masse des jeunes ont beaucoup plus d'apprentis que la France".

Pourtant, les entreprises françaises de toutes tailles accueillent des apprentis. C'est surtout le cas pour les entreprises de 0 à 9 salariés, qui accueillent 55,4% d'apprentis contre 8,9% dans les entreprises de 50 à 250 salariés.

Ce point sur l'apprentissage intervient dans le cadre de la concertation engagée par la ministre du Travail Muriel Pénicaud, qui souhaite transformer cette formation.

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