La Nuit Debout ou l’entre-soi ostraciste

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Sur le place de la République où siège sans discontinuer depuis plusieurs jours le mouvement Nuit Debout, la douce odeur du goulag commence à dominer les effluves de merguez et de marijuana. Comme je l’ai déjà signalé, derrière les postures humanistes et l’éloge de la gentillesse, se dissimule un visage bien plus inquiétant: celui d’une tribu de l’entre-soi prête à ostraciser tous ceux qu’elle a désignés comme l’ennemi, coupable de ne pas lui ressembler. Hier soir, c’est Finkielkraut qui en a fait les frais.

La Nuit Debout pas loin de lyncher Finkielkraut

Alain Finkielkraut a eu la naïveté de croire à l’affichage de bons principes en vigueur sur la place. Il s’y est rendu, comme l’ex-ministre grec des Finances Varoufakis, pour écouter les débats. Grand mal lui a pris: la démocratie a des limites! La foule s’est faite menaçante et il a été évacué par le service d’ordre avant de recevoir des coups.

Il n’aura donc fallu longtemps pour que les masques tombent. Une fois de plus, les longues gnagnasseries en assemblée générale pour le bien universel peinent à dissimuler les intentions profondes: la place n’est ouverte qu’aux gens qui partagent un entre-soi intellectuel propre sur lui, c’est-à-dire de la gauche bobo confortable dans ses petites certitudes acquises. Cet exercice tient plus de l’apartheid que de toute autre chose, mais certainement pas de la démocratie.

On peut se demander dans quelle mesure on doit encore tolérer que la place de la République, voie publique et symbole de notre démocratie, soit occupée par des mouvements aussi liberticides.

Sur France Confiture aussi, la Nuit Debout ventile

L’expulsion brutale de Finkielkraut fait écho au débat scandaleusement biaisé organisé par France Culture, auquel participait Clémentine Autain, grand défenseuse (de gôche) des dîners mondains et des communautaristes musulmans (quel principe républicain ne vendrait-on pas en contrebande pour être élu?). Comme à son habitude, France Confiture avait décidé de mener une opération grossière de propagande en faveur de la critique contre le « système » en la maquillant en débat complètement truqué.

Le chroniqueur Brice Couturier a eu le bon sens de se sortir de ce guêpier puant en quittant le plateau.

On le voit, la Nuit Debout ne devrait pas tarder, à mesure qu’elle va mûrir, à concentrer toutes les méthodes gauchistes les plus putassières pour faire régner la terreur, à la plus grande satisfaction des sang-sues qui font profession de dénoncer un système sans lequel ils ne pourraient vivre.

La Nuit Debout pour encore combien de temps?

Les dérives et bavures du mouvement devraient commencer à se multiplier, dans la mesure où la vacuité des débats qui se déroulent sur la place vident peu à peu les citoyens ordinaires pour ne laisser la place qu’aux extrémistes décider à « récupérer la marque » Nuit Debout pour agir. Tôt ou tard se posera la question de l’évacuation des lieux, dans la mesure où rien ne justifie qu’une place de Paris soit confisquée aux Parisiens.

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