Surtaxe des contrats courts : le tourisme dénonce la méconnaissance du gouvernement sur le secteur

La taxation sur les contrats courts voulue par Emmanuel Macron semble se préciser. Il s’agit d’un système de bonus-malus sous forme d’un taux de cotisation patronal. Le secteur du tourisme s’indigne de cette mesure.

Nous vous l’annoncions il y a quelques semaines, la taxation des contrats courts dévoilée par Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, pour pénaliser les entreprises qui font une utilisation excessive des CDD n’avait pas tardé à faire réagir les professionnels indignés par cette mesure.

Le tourisme grandement pénalisé 

Cette taxation patronale variable va pénaliser certains secteurs dont le recours aux CDD est nécessaire. Le secteur du tourisme en fait partie, avec 1,3 million de personnes employées en France dont le nombre de saisonniers peut varier d’une année à l’autre selon l’activité du secteur. Le président du GNI (Groupement national des indépendants hôtellerie & restauration) dénonce la méconnaissance du gouvernement sur les spécificités du tourisme : 

On ne peut pas loger toutes les entreprises à la même enseigne. Les motifs de recours aux CDD, notamment les contrats d’extras ou saisonniers, sont prévus par la loi et correspondent à des besoins structurels des entreprises. C’est la nature même de leur activité qui les font recourir à ces types de contrat. 

Un taux variable de 2% à 10%

Actuellement, le taux de cotisation patronal est le même pour toutes les entreprises : 4,05%. L’objectif pour Macron est de mettre en place un taux variable, selon ce que chaque employeur coûte à l’Unédic (l’assurance chômage). Ainsi, des taux allant de 2% à 10%  seraient effectifs selon les entreprises afin de freiner le recours aux contrats courts. Ce taux de cotisation sera actualisé chaque année pour prendre en compte l’attitude de l’employeur en matière d’embauche sur les trois années précédentes. L’idée est que les employeurs évitent d’abuser des CDD, au risque de voir leurs cotisations chômage augmenter.

 

Demain, nous mettrons les entreprises entretenant la précarité en face de leurs responsabilités.

Emmanuel Macron dans son programme de campagne

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