L’augmentation de la CSG va-t-elle pénaliser les retraités ? par Emmanuelle SALLÉ

Depuis le 1er janvier 2018, c’est officiel : la CSG augmente de 1,7 point.

Pour les salariés, son taux passe de 7,5% à 9,2 %.

Cette hausse va être toutefois compensée par la suppression des cotisations chômage et maladie prélevées sur les salaires, dont le taux en 2017 était de 3,15 % (dans un premier temps, au 1er janvier 2018 : baisse de 2,25% – puis baisse totale de 3,15% au 1er octobre).

Au final, ces allègements de charges seront supérieurs à l’augmentation de la CSG, les salaires nets versés vont donc légèrement augmenter. *

 Pour les retraités, en revanche, il n’y a pas de contrepartie directe :

L’augmentation de la CSG, qui passe de 6,6% à 8,3 %,  va venir réduire leur pouvoir d’achat.

En pratique, cette réforme de la CSG pourrait toucher une large partie des retraités (estimée à 60%), même si tous ne seront pas impactés :

La hausse ne concerne pas les retraités qui bénéficient actuellement d’un taux réduit  ou d’une exonération de CSG :

  • Taux réduit : retraités dont le revenu fiscal de référence 2016 est inférieur ou égal à 14 404 €.
  • Exonération totale : retraités dont le revenu fiscal de référence 2016 est inférieur ou égal à 11 018 €.

Les retraités qui payent le taux réduit de 3,8 % continueront de payer la CSG au même taux, tandis que les retraités qui ne payent pas de CSG continueront à être exonérés. 

Mais à noter : La baisse progressive de la taxe d’habitation a été présentée par le gouvernement comme une compensation à la hausse de CSG.

Le nouveau barème implique en effet que seuls les retraités touchant une pension supérieure à 2.500 euros par mois (4.000 euros pour les couples) verront leur fiscalité augmenter au total.

* baisse des charges également pour les indépendants.

Lire notre article : Le Plan « Indépendants » – les mesures qui vont doper les entrepreneurs.

Article rédigé par Emmanuelle SALLÉ, Responsable juridique et Coach retraite au Cabinet L.S.I., Bilans de retraite et optimisation de fin de carrière.

Pour plus d’informations, contact :

Mme Emmanuelle SALLÉ

es@liaison-sociale.fr

3 commentaires sur L’augmentation de la CSG va-t-elle pénaliser les retraités ? par Emmanuelle SALLÉ

  1. Les têtes changent, les méthodes restent.
    Les inspecteurs des Finances sont formé inventer des impôts discrets. Et ils ne s’en privent pas !!! Et ils se ressemblent tous ces hauts fonctionnaires qui se succèdent au Pouvoir depuis VGE et sa fameuse TVA.
    Ils figurent tous au concours Lépine de la fiscalité. Ils pratiquement tous promis de réduire les dépenses. Aucun n’a réussi.

  2. Depuis que nous sommes en retrait du monde du travail, nos revenus n’ont fait que de diminuer, quelle conséquence ? Nous n’allons plus autant au restaurant, moins en vacances, nous consommons moins, et nos enfants n’ont plus autant d’aide. L’économie s’en trouve donc pénalisée, pour une même famille, ce sont plusieurs foyers qui ont réduits leurs dépenses. Beaucoup de retraités de notre niveau de revenus (moyen) sont partis au Portugal ou ailleurs, une énième évasion fiscale et beaucoup projettent de faire pareil. Voilà après Hollande et la fuite des gens riches, Macron la fuite des retraités modestes. La France coulera car le flux qui entre, reçoit d’abord de l’aide avant de travailler, le flux qui reçoit de l’argent après avoir travaillé part en courant, et les technocrates et journaleurx mettent la tête dans le sable et refusent de voir les effets désastreux sur le long terme. Car ceux qui sont partis ne reviendront plus sauf pour se faire soigner. Il est urgent de changer le système. Redonner du pouvoir d’achat à ceux qui font la France, c’est prendre ailleurs, c’est un choc sur l’assistanat donc une France moins attractive pour les flux entrant et un meilleur accueil et un meilleur suivi pour ceux qui y sont, cela parait moins humaniste sur le papier, mais c’est pourtant plus humaniste que de les voir s’entasser dans les bidonvilles et engorger les tribunaux pour vols, et savoir qu’ils ne font que prendre, leur but étant de repartir au pays quand ils auront fini de spolier le nôtre. En continuant comme aujourd’hui il ne restera rien de la France, elle sera à vendre au plus offrant.

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