Faut-il obliger les entreprises à embaucher plus de personnes en situation de handicap?

La 21e semaine européenne pour l’emploi et du handicap est l’occasion de constater une amélioration dans l’embauche des personnes handicapées. Mais cette amélioration  s’accompagne d’une augmentation du nombre de chômeurs…

L’emploi des travailleurs handicapés est à l’honneur du 13 au 19 novembre, à l’occasion de la 21e semaine pour l’emploi des personnes handicapées. Le constat est amer puisque le nombre de personnes handicapées au chômage est au plus haut.

Le passage du taux d’emploi obligatoire à 9% proposé par un syndicat de salariés

L’obligation d’emploi de 6% de personnes en situation de handicap pour les entreprises privées de plus de 20 salariés instaurée en 1987 ne suffit pas. En effet, Sophie Cluzel la secrétaire d’Etat chargée des perosnnes handicapées, constate que les entreprises ne font plus d’efforts une fois la barre des 6% franchie. La CFE-CGC (Confédération française de l’encadrement – Confédération générale des cadres) préconise le passage à 9% du taux d’emploi légal, afin d’être plus en phase avec la société. L’embauche de travailleurs handicapés dans les entreprises privées est de 3,4% et de 5,3% dans le public. Sophie Cluzel a plusieurs idées en tête, notamment la mise en place d’une cotisation universelle basée sur la masse salariale, pour pallier l’absence d’handicapés dans une entreprises.

Un demi-million de personnes handicapées au chômage

Fin juin, 496.199 demandeurs d’emploi handicapés étaient inscrits à Pôle emploi (+8,5% par rapport à juin 2016), selon l’Agefiph (Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées). Souvent plus âgées et moins qualifiées que l’ensemble des demandeurs d’emploi, les personnes handicapées restent plus longtemps au chômage, en moyenne 807 jours contre 614 pour le tout public. Le taux de chômage des handicapés est par ailleurs deux fois plus élevé que celui de la moyenne nationale.

Une mission sur l’emploi des personnes handicapées a été confiée à l’ex-sénatrice socialiste Dominique Gillot, afin de réfléchir à la manière de faciliter et sécuriser l’emploi. Ses conclusions sont attendues en mars 2018.

Un jour, un DRH m’a dit qu’il n’embauchait plus de handicapés car il avait eu une mauvaise expérience. Depuis quand cesse-t-on de recruter des personnes valides parce qu’une fois, ça ne s’est pas bien passé ?

Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées.

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