Le secteur de l’édition en crise : 1/4 des auteurs ne toucherait pas d’à-valoir

A l’occasion du salon du livre 2018 à Paris, 44% des auteurs de livres estiment que leur situation s’est détériorée au cours des deux dernières années. 

A part pour Nicolas Hulot, il semblerait que la situation d’auteur ne soit pas des plus enviables en France. 29,2% des personnes interrogées, dans le cadre de l’étude sur leur statut d’auteur, déclarent avec des relations non satisfaisantes voire conflictuelles avec certains ou la majorité de leurs éditeurs. 

Rajoutez à cela 8% qui déclarent une situation équivalente avec tous leurs éditeurs, et encore 22,2% qui affirment n’avoir d’excellentes relations qu’avec certains de leurs éditeurs et vous obtenez près de 60% d’auteurs qui ne sont pas en phase avec leurs éditeurs. 

Un statut qui paie de moins en moins

Néanmoins, les auteurs restent globalement des relations professionnelles qu’ils entretiennent avec leurs éditeurs. 64% sont satisfaits des contrats proposés contre 58% en 2015 ; en ce qui concerne l’aspect créatif, la satisfaction monte à 68% en 2018 ; respectivement 54% et 45% des auteurs voient leurs désirs satisfaits concernant la diffusion et la promotion de leur livre.

Pour autant, les auteurs apparaissent aussi très fatalistes quant à leur rémunération. 49% déclarent avoir un à-valoir, 26% indiquent n’en recevoir que quelques fois et 25% annoncent ne jamais en percevoir. 

Pour plus d’un tiers (37%), cet à-valoir est compris entre 1 500 et 3 000€. Pour 29% d’entre-deux, il est supérieur à 3 000€. Enfin, pour 34% des auteurs, il est inférieur à 1 500€. 

On observe aussi que la majorité des auteurs (sauf Nicolas Hulot) ne vivent pas de leurs productions. 65,3% exercent une activité en parallèle. Plus alarmant encore, ils sont 44% à affirmer que leur situation s’est dégradée au cours des dernières années. Seulement 8% pensent qu’elle s’est améliorée.

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