Les autorités finlandaises ne savent plus où stocker les cryptomonnaies confisquées

C’est une situation inédite : les autorités finlandaises ont multiplié les confiscations de cryptomonnaies. Seulement, elles se heurtent aujourd’hui à l’obsolescence de leur juridiction. Résultat, les autorités ne savent pas où stocker les crypto saisies.

On vous voit déjà venir : non, les autorités finlandaises ne peuvent stocker ces quelques 2 000 Bitcoins confisqués, d’une valeur d’environ 40 millions de dollars en décembre 2017, dans votre porte-feuille personnel. Désolé…

Une législation encore défaillante

Le problème vient donc de la législation qui n’est pas en accord avec les pratiques. En somme, les autorités finlandaises ont multiplié les saisies de jetons dans le cadre d’activité frauduleuse. Seulement, ces dernières se retrouvent aujourd’hui avec des milliers de jetons qui ne sont pas stockables comme les saisies conventionnelles.

Selon l’agence Bloomberg News, les directives du gouvernement finlandais interdisent aux autorités de conserver ces actifs sur des plateformes virtuelles. Elles doivent l’être hors d’Internet. De même, ces directives rajoutent que les autorités ne peuvent traiter les cryptomonnaies comme des monnaies classiques. De nouvelles procédures devraient donc spécialement voir le jour. 

En attendant, les cryptomonnaies saisies par l’Etat finlandais sont converties en euros après qu’un tribunal ait statué sur leur approbation. Ensuite, ces dernières peuvent être vendues via des enchères publiques. 

Bientôt l’imbroglio français ?

Récemment, Bruno Le Maire affirmait être en faveur d’une régulation et d’une réglementation des cryptomonnaies. Logiquement, il se pourrait qu’une brigade spéciale soit créée afin de traquer les activités frauduleuses qui useraient des cryptomonnaies. Et donc des saisies pourraient aussi voir le jour.

Au moment où nous écrivons l’article, le ministère des Finances n’a pas encore souhaité nous répondre. Espérons juste que les dispositions amenées soient en adéquation avec le projet évoqué. 

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