Les entreprises européennes retrouvent des bénéfices pré-crise en investissant moins

Les entreprises européennes en auraient-elle fini avec la crise financière ? Il ne s’agit pas de brûler les étapes mais l’agence Eurostat fait état de bénéfices en hausse tout en ayant moins besoin d’investir. 

La reprise tant attendue serait donc enfin en marche. Tous les indicateurs économiques seraient au vert, dont ceux liés à l’économie des entreprises européennes. 

Des investissements forts qui portent leurs fruits

Comme le montre le second graphique ci-dessus, les bénéfices des entreprises seraient donc en hausse pour ce troisième trimestre dans la zone euro. Initialement fixée à 41 % au deuxième trimestre, c’est une augmentation, certes assez faible, de 0,4 % qui est constatée. 

En contrepartie, on observe que les investissements de ces mêmes entreprises sont en baisse, passant entre le deuxième et le troisième trimestre 2017 de 23,1 % à 22,4 %.

Pour autant, ce n’est pas nécessairement un indicateur négatif. La part des bénéfices des sociétés non financières est définie comme l’excédent brut d’exploitation divisé par la valeur ajoutée brute. A l’inverse, le taux d’investissement des entreprises indique la part de la valeur ajoutée brute utilisée pour les investissements. Il s’agit de la formation brute de capital fixe (FBCF) exprimée en pourcentage de la valeur ajoutée créée au cours du processus de production. Pour les entreprises, la FBCF compte les acquisitions diminuées des cessions des actifs tangibles (immeubles, véhicules,..) ou intangibles (logiciels). 

De fait, on peut poser le prédicat selon lequel les investissements réalisés tout au long de l’année portent leurs fruits. Il est un peu moins nécessaire d’investir pour engranger des bénéfices. 

Enfin un signe positif envoyé aux entreprises européennes qui semblent donc regagner du terrain sur la question de la compétitivité. 

Les douze prochains mois seront encore meilleurs que les précédents


Stéphanie Villers, chef économiste d’Humanis

 

Il y a un an, personne n’imaginait que l’industrie européenne repartirait de si bon pied. A l’époque, le consensus était plombé par le Brexit et la crainte qu’il pèse sur la croissance de la zone euro.

James Nixon, Oxford Economics. 

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