Les manifestations n’intéressent pas Edouard Philippe

C'est peu dire que les manifestations de ce début de semaine n'ont pas retenue l'attention du premier ministre. Dans son discours prononcé le 13 septembre lors du colloque "le modèle social français, la grande bascule ?", Edouard Philippe a surtout rappelé l'importance des ordonnances travail. Invités, les syndicats et le patronat n'ont pas manqués de réagir.

Ordonnances Loi Travail : phase 2 !

Etait-il en vacances ? Ou n'a-t-il simplement pas voulu commenter l'actualité ? En tous cas, les manifestations qui ont eu lieu dans tout l'hexagone n'ont pas été évoquées par le Premier Ministre. Edouard Philippe s'est plutôt attelé à soutenir les ordonnances réformant le Code du travail.

Et quand bien même de nouvelles manifestations sont prévus, il reste inflexible sur sa position. Mieux, il annonce que la deuxième phase des réformes a débuté ! En ligne de mire, la réforme de l'assurance chômage et celle de la formation. Pour la première, il entend "étendre le bénéfice de l’assurance chômage aux indépendants et aux salariés démissionnaires une fois tous les 5 ans". Une promesse du candidat Macron. L'adoption définitive devrait avoir lieu l'été prochain. 

L'autre chantier concerne donc la formation. "Nous allons travailler à la refonte en profondeur de notre système de formation professionnelle, [en travaillant] avec les régions, les professionnels de l'enseignement, les entreprises.

Statu quo chez les syndicats et le patronat

On aurait presque failli oublier qu'Edouard Philippe n'était pas le seul présent pour les 50 ans de l'Association des journalistes de l'information sociale. Fait assez rare pour être mentionné : tous les principaux responsables syndicaux et le patronat ont pris part au colloque. S'ils ont tous réaffirmé leur position sur le sujet des ordonnances travail, on peut déplorer le fait que celles-ci ne semblent pas évoluer d'un fil.

" Nous allons arrêter ce qui ne marche plus du tout en conservant le noyau dur de notre modèle social. Transformer pour libérer. Je dis bien libérer, je ne dis pas libéraliser, ce qui pourrait paraître comme un gros mot en France."
Edouard Philippe
Edouard Philippe
Premier Ministre

Toujours enclin au bon mot, Philippe Martinez (CGT) a apprécié que l'ensemble des syndicats et des organisations patronales s'étaient donné rendez-vous. "J'ai vu que vous avez pris plein de photos, si vous pouviez m'en envoyez une parce que c'est collector." Passé cet intermède, il se montrait surtout toujours opposé vis-à-vis de ces réformes en affirmant qu'il faut "respecter la hiérarchie des normes et prendre le risque que les entreprises adaptent leurs salariés à la concurrence internationale plutôt qu'aux besoins économiques."

De leur côté, Pascal Pavageau (FO) et Laurent Berger (CFDT) veulent des négociations à égalité, avec des compromis qui font progresser chacun."

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