Les réformes macroniennes vont faire chuter le pouvoir d’achat des ménages

Avec les nombreuses mesures votées en projet de loi de finances (PLF)  adopté ce jour-même par l’Assemblée nationale, et en projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2017 et 2018, les prélèvements obligatoires vont bel et bien augmenter. Le pouvoir d’achat des ménages français sera évidemment impacté. Les prélèvements vont représenter une hausse de 4,5 milliards d’euros sur les ménages.

Les nouvelles mesures de prélèvement vont affecter, à la hausse ou à la baisse, le pouvoir d’achat des ménages. Dans la note de l’Insee sur la conjoncture de décembre 2017, on découvre le « calendrier » des principales mesures programmées en prélèvements obligatoires pour les ménages en 2018. Au final, les prélèvements augmenteront en 2018.

La hausse de la CSG et des taxes en cause

Parmi les réformes qui vont engendrer une hausse des prélèvements, on retrouve évidemment la contribution sociale généralisée (CSG) dont les députés ont voté l’augmentation de 1,7 point à compter du 1er janvier 2018. Son taux passera de 6,6% à 8,3%, permettant de rapporter 22,5 milliard d’euros supplémentaires à l’Etat.

Côté fiscalité indirecte, le prix du tabac augmentera au quatrième trimestre 2017 puis en mars 2018. Et même si cette mesure ne concerne pas tout le monde, elle rapportera gros à l’Etat. Avec les deux hausses du prix du tabac prévues en 2018, les recettes devraient approcher les 510 M€ pour la Sécurité sociale qui perçoit les recettes. Les prix de l’énergie vont aussi augmenter en janvier 2018. 

De quoi faire baisser le pouvoir d’achat des français, qui sera logiquement le premier impacté par ces mesures. 

La baisse d’impôts ne permet pas de compenser

En « contrepartie », les cotisations des salariés et non-salariés vont être abaissées. Plusieurs impôts directs vont fortement baisser avec notamment la taxe d’habitation, l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) transformé en impôt sur la fortune immobilière.

Autrement dit, ce que les Français gagneront grâce à des baisses d’impôts, sera perdu en payant plus cher des produits taxés par le gouvernement. Et c’est surtout lors de ces 6 premiers mois de 2018 que la fiscalité va peser négativement sur le pouvoir d’achat des Français puisque les hausses d’impôts seront concentrées principalement sur le premier semestre.

L’Insee assure que « au total sur l’année 2018, la combinaison de ces hausses et de ces baisses augmenterait les prélèvements obligatoires sur les ménages d’environ 4,5 milliards d’euros ».

En 1191 , la CSG était à 1,1%. Elle a progressivement augmenté les années suivantes pour passer à 2,4% en 1993, 3,4% en 1996 et 7,5% en 1998.

 

 

 

 

 

 

« Au total, les contributions des mesures en prélèvements obligatoires à l’évolution du pouvoir d’achat seraient de -0,7 point au premier trimestre puis de +0,1 point au deuxième. Le pouvoir d’achat marquerait le pas sur l’ensemble du premier semestre 2018 (0,3% au premier trimestre puis +0,4% au deuxième) »

Insee

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