Liberté de la presse : Emmanuel Macron fait planer un air de totalitarisme

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En marge de la réception d’une centaine de grands patrons du monde entier, Emmanuel « Jupiter » Macron s’est rendu à l’usine Toyota d’Onnaing à Valenciennes. Les photographes présents sur place, même accrédités, se sont plus qu’étonnés du traitement qui leur était réservé.

C’est l’amour vache entre Emmanuel Macron et les journalistes. Alors qu’il était ce lundi 22 janvier en déplacement à l’usine Toyota de Valenciennes, annonçant au passage un investissement record de 400 millions d’euros qui va créer des centaines d’emplois, les journalistes sur place ont eu une drôle de surprise. 

« Vous n’avez qu’à acheter les photos »

L’information a été lâchée par Patrick Jankielewicz, rédacteur en chef de la Voix du Nord. Dans un tweet, ce dernier informait du fait que les photographes du quotidien n’avaient pas été autorisés à suivre le président de la République. Le service de presse aurait rajouté qu’ils « avaient les moyens d’acheter une photo. » 

Les journalistes du même journal ont néanmoins pu suivre Emmanuel Macron jusqu’à la prise de parole du président devant les salariés du groupe. Là, tous les journalistes ont été « conviés » à s’agglutiner dans un espace presse à l’écart des employés, sans possibilité de passer outre le cordon de sécurité. 

La raison est très simple : les services de communication de l’Elysée ne voulaient que des manifestants présents sur place puissent apparaître sur les clichés et que la grogne soit relayée. 

Emmanuel Macron n’aime pas les journalistes et le fait savoir

A leur arrivée, les journalistes de La Voix du Nord ont fait savoir qu’ils avaient subi un contrôle plus que strict des forces policières : à savoir détecteurs de métaux et contrôles par les chiens des brigades sur place. 

Si le désamour d’Emmanuel Macron envers la presse ne date pas d’aujourd’hui, force est de constater qu’il a pris une nouvelle ampleur. En particulier après la tribune de Patrick Jankielewicz qui dénonçait les pratiques des services de communication politiques. 

Pratique plus que courante et bizarrement très peu remise en cause, la relecture par l’intéressé de l’article avant sa parution. Néanmoins, si certains joue le jeu en corrigeant quelques coquilles, d’autres prennent la liberté de réécrire à leur convenance les articles. Cette tribune avait été largement relayée tant elle montrait la réalité des conditions de travail des journalistes. 

Une pratique inconcevable à l’étranger

Pour autant, cette pratique interroge toujours hors de l’hexagone. Le quotidien allemand Handelsblatt qui s’était irriter de l’ingérence du service presse de la BNP Paribas après une interview avec son PDG, avait publié les questions sans les réponses, laissant des espaces blancs. De son côté, le Guardian précisait après une interview avec François Hollande, que les « réponses avaient été validées avant publication, en lien avec une pratique établie en France.« 

On voit donc la mainmise politique sur les médias, qui par peur de voir sortir des éléments qui pourraient faire pencher l’opinion public, préfère interdire l’accès aux zones sensibles. Une solution de facilité qui menace l’indépendance des propos et la fonction des journalistes de « chien de garde de la démocratie« . 

1 commentaire sur Liberté de la presse : Emmanuel Macron fait planer un air de totalitarisme

  1. C’est bien grâce aux journaleux que cela est possible ?… !!
    S’ils ne lui avaient pas accordé une place qui n’était pas justifiée dans le débat médiatique de la campagne présidentielle, s’ils n’avaient pas accepté que les reportages soient réalisés par sa propre équipe et… retouchés… ! s’ils ne s’étaient pas montrés d’une vile complaisance …la Presse et les médias n’en seraient pas à ce point.
    Il les a mis à genoux pendant la présidentielle, les prend pour essuie-pieds aujourd’hui et les écrasera demain.
    Le tort des journaleux est s’être pris pour les maîtres du monde, ayant le pouvoir de faire et défaire tout et tout le monde, quitte à tricher et à mentir.
    Des gens sans éducation (qui, au volant de leur voiture, se prennent pour es secours d’urgence), sans culture autre que commune et, souvent, sans instruction, qui massacrent la langue française !

    Monsieur le journaleux, auteur de cet article : dites que j’ai tort, faites-moi mentir…
    …mais, d’abord, relisez votre texte et corrigez vos fautes d’orthographe… !!
    …faut pas compter sur les correcteurs… d’origine étrangère, ils ne parlent pas français… !!

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