La livre sterling peut-elle déclencher une nouvelle crise monétaire?

Cet article est paru sur le site de l’Echo.

La livre sterling n’a peut-être pas encore atteint son seuil plancher. Le plus bas historique remonte à 1984. Pour y arriver, il faudra encore observer une baisse de 15% de la monnaie britannique face au dollar.
La chute de la livre sterling depuis le Brexit a poussé la devise à son plus bas depuis 31 ans face au dollar. Mais elle n’a pas encore déclenché chez les investisseurs étrangers de découragement qui pourrait créer une crise monétaire comme en 1967, 1976, ou 1992. Au contraire.
Les économistes voient dans la chute de 17% de la livre sterling face au dollar une bonne perspective. Trois mois après le vote du Brexit, le chômage au Royaume-Uni n’a pas progressé. La Bourse londonienne résiste, les obligations n’ont pas vu leurs prix décoller.
Jusqu’à présent, les fonds de pension et les autres investisseurs à long terme ont réagi à l’évolution du débat sur le Brexit en achetant des actions britanniques et d’autres actifs tout en se couvrant contre le risque de baisse de la livre par le biais d’options et d’autres dérivés.
Mais ces trois derniers jours, les investisseurs commencent à perdre patience. Les obligations souveraines britanniques ont vu leurs prix reculer. Les valeurs moyennes, plus exposées à la croissance économique britannique, ont reculé de concert avec la livre sterling, pour la première fois depuis le 23 juin.
La livre sterling pourrait encore reculer avant de se stabiliser, selon plusieurs analystes. Le plus bas historique de la devise face au billet vert, à 1,05 dollar, remonte à 1984. Il faudrait encore une baisse de 15% pour y arriver par rapport aux cours actuels. Cela ne semble pas hors de portée, et pourrait faire réagir la Banque d’Angleterre.

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